Chargé de la prise en charge des victimes de divers types de violences dans le territoire de Nyunzu (Tanganyika), le Centre des services multisectoriels (CISM) fait peau neuve.
Réhabilité par l’UNICEF et l’ONG Heal Africa, le bâtiment a été remis ce jeudi aux autorités politico‑sanitaires du Tanganyika, à l’issue des travaux réalisés grâce au financement de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA).
À cette occasion, la cheffe du service Genre, Famille et Enfant de ce territoire, Marguerite Muzinga, a remercié les partenaires ayant investi dans la réfection de cet établissement.
Elle a expliqué que leur rôle consiste notamment à prévenir les cas de viol, à assurer la protection et à mener des plaidoyers en faveur des victimes dans cette zone marquée par des conflits communautaires.
Marguerite Muzinga indique recevoir une dizaine de cas de violences par mois, tout en précisant que ces cas ne sont pas toujours liés aux violences basées sur le genre.
« Il peut s’agir de cas d’agression physique, de mariages précoces et forcés, ainsi que de violences psychosociales, psychologiques et émotionnelles qui affectent le mental des victimes », a‑t‑elle expliqué.
Selon cette responsable en charge du Genre, Famille et Enfant, la structure accompagne les victimes de manière holistique sur les plans juridique, sanitaire et autres afin de les aider à obtenir gain de cause.
Elle a par ailleurs encouragé les habitants du territoire de Nyunzu et des environs à venir bénéficier de l’accompagnement du CISM.
Marguerite Muzinga a enfin demandé à l’État de mécaniser la plupart des agents de santé qui y travaillent bénévolement, sans percevoir ni salaire ni prime de risque.






