L’émotion est vive à Goma et les condamnations se multiplient au lendemain de la frappe de drones qui a touché un quartier résidentiel de la ville, situé dans la province du Nord‑Kivu et occupé depuis plus d’un an par l’AFC/M23. L’attaque, survenue mercredi 11 mars, a coûté la vie à trois personnes, dont une employée des Nations Unies travaillant pour l’UNICEF, suscitant une onde de choc en RDC comme à l’international.
De nombreux dirigeants dénoncent des violences indiscriminées, rappellent l’obligation de protéger les civils et exigent le respect du droit international humanitaire.
Emmanuel Macron : “Protéger les humanitaires est une obligation absolue”
En tête des réactions, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé avec fermeté. La victime onusienne étant de nationalité française, le chef de l’État a appelé au respect strict du droit international humanitaire et à la protection du personnel engagé pour sauver des vies.
Il a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des humanitaires, dont la mission est essentielle dans les zones de conflit.
Les États‑Unis dénoncent des attaques « inacceptables » contre des civils
Du côté de Washington, le Bureau des affaires africaines du Département d’État a condamné une attaque qu’il juge inacceptable.
Les États‑Unis soulignent que ces frappes ne font qu’aggraver le bilan humain déjà dramatique dans l’est de la RDC et appellent toutes les parties au conflit à garantir la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires.
La Belgique condamne des “violences aveugles”
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a également exprimé sa profonde préoccupation. Il condamne ce qu’il qualifie de « violences aveugles » et déplore la récurrence de telles attaques, qu’il considère comme une violation du cessez-le-feu.
Il exhorte les différents acteurs à privilégier la voie des négociations plutôt que l’escalade militaire.
Union européenne : une attaque “abjecte” contre des civils
À Bruxelles, la commissaire européenne chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib, a rappelé que cibler des civils constitue un crime et un acte profondément abject. Elle exige que les responsables soient identifiés et que les civils bénéficient d’une protection immédiate.
UNICEF : consternation et appel urgent à la protection des humanitaires
Au sein de l’UNICEF, l’émotion est particulièrement intense. La directrice exécutive, Catherine Russell, a exprimé sa profonde tristesse et rappelé avec force que les civils, ainsi que les travailleurs humanitaires, ne doivent jamais être pris pour cible.
Elle exige que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité du personnel humanitaire déployé dans l’Est du pays.
Pour l’heure, aucune revendication officielle n’a été formulée, mais la pression internationale s’intensifie pour qu’une enquête indépendante soit menée et que les responsabilités soient établies.






