La prison d’Inongo, située dans la province du Maï-Ndombe et construite en 1923, se trouve dans un état de délabrement avancé. Le gardien pénitentiaire intérimaire, Pius Ebiaku Mpolo, décrit des murs fissurés, une toiture endommagée, l’absence d’eau potable, d’électricité, le manque de latrines, ainsi que l’absence de portes aux cellules.
Les conditions de détention y sont inhumaines, a-t-il déploré le mercredi 14 janvier. Depuis sa construction il y a 103 ans, cette prison n’a bénéficié d’aucun entretien majeur.
Pius Ebiaku Mpolo précise : « Les prisonniers qui sont ici sont des prisonniers volontaires. Il y a partout des risques d’écroulement des murs. Ils vivent dans des conditions difficiles : pas d’eau potable, pas de lumière et pas de latrines. Cette prison était envahie par les herbes ; nous avons fait le salongo matin et soir pour la nettoyer et dégager une entité dehors, qui était une brousse. Nous demandons aux autorités de réhabiliter la prison, à défaut de construire deux pavillons pour héberger les plus dangereux. »
Il ajoute qu’il y a un danger imminent dû aux vents violents du lac, avec des toitures et charpentes en mauvais état, risquant de s’écrouler.
Pour M. Ebiaku, cette prison qui est « historique a autrefois abrité Étienne Tshisekedi, qui y a passé un moment ».






