Malgré l’entrée en vigueur de la trêve proposée par la médiation angolaise le 18 février dernier, les hostilités n’ont pas été arrêtées dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel publié vendredi 20 février, l’armée congolaise dénonce des attaques systématiques menées par la coalition AFC/M23 et les forces rwandaises (RDF) au Nord et au Sud-Kivu.
Selon les Forces armées de la République démocratique du Congo, ces incursions armées ont eu lieu 24 heures après l’heure fixée pour le début du cessez-le-feu, torpillant ainsi les efforts diplomatiques du président angolais João Lourenço. Le communiqué de l’armée détaille plusieurs zones de combats, où les forces spéciales rwandaises et leurs alliés auraient lancé des assauts les 18 et 19 février. Au Nord-Kivu par exemple, des attaques ont été signalées dans la localité d’Ihula, territoire de Walikale ainsi que sur plusieurs collines stratégiques du territoire de Rutshuru. Les hostilités ont aussi touché les hauts plateaux de Fizi et d’Uvira, notamment dans les villages de Mikenge et Kalonge dans le Sud-Kivu
L’État-major général réaffirme l’engagement de la RDC à respecter le cessez-le-feu, tout en prévenant que l’armée ne restera pas sans réaction si les attaques contre ses positions et les populations civiles persistent.
-Quelle lecture faire du non-respect du cessez-le-feu initiée par la République Angolaise ?
Invitations :
-Willy Mishiki, député national élu de Walikale au Nord-Kivu. Il est président du parti politique UNANA, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Augustin Bisimwa, secrétaire général du Mouvement d’élites pour la démocratie et le vrai changement (MDVC), parti de l’opposition extraparlementaire.
Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l’institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.
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