« Visions d’Afrique nous a offert quinze ans de voyages incroyables. » Ainsi s’est exprimé le nouveau président de l’association Afriques en scène, Philippe Chagneau, lors de l’ouverture officielle du festival, vendredi 18 octobre. Et de rendre un hommage appuyé à l’ancien président Gérard La Cognatta, la « cheville ouvrière » qui a longtemps porté la manifestation « à bout de bras ».
Philippe Chagneau a également salué le soutien fidèle des Communautés de communes de l’île d’Oléron et de Marennes, des deux communes (Saint-Pierre-d’Oléron et Marennes), de la Région, du Département et de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), entre autres partenaires. « Il ne faut pas perdre de vue que l’équipe fait des merveilles avec un tout petit budget. »
Catherine Ruelle, la nouvelle présidente de Visions d’Afrique, a souligné le caractère collectif de la programmation et l’importance du rôle des bénévoles, lançant même un appel aux passionnés. « On voit des films dès avril et mai chaque année pour préparer la prochaine édition et on suit de près les grandes rencontres cinématographiques pour dénicher des perles, telles Yuri Ceuninck, cinéaste du Cap Vert présent à cette édition, où cinéastes femmes et documentaires ont la partie du lion. »
Musique, danse et cinéma
Catherine Ruelle a ensuite convié les invités sur scène à ses côtés. L’occasion pour la cinéaste Leïla Kilani de lancer « un grand merci aux hussards de la culture que vous êtes tous ici ». Devant une salle Pierre-Bergé pleine, elle a ensuite laissé la place à Kanazoé Orkestra pour une prestation vibrante où le balafon répondait au chanteur soliste, entamant le récital sur un morceau pouvant se traduire par « il faut arrêter la guerre partout ! ». L’ambiance s’est rapidement échauffée et de nombreux étaient les spectateurs qui dansaient tandis qu’un talentueux danseur s’est invité sur scène.
Le film qui a suivi, « L’histoire de Souleymane » (de Boris Lojkine), récompensé à Cannes, retrace la poignante histoire d’un livreur sans papiers confronté à la violence, au racisme et à l’exploitation. Une œuvre qui a tellement remué la salle qu’une longue minute de silence a suivi le générique avant que ne retiennent les applaudissements. Mise en bouche appétissante, l’édition 2024 présage ainsi, en 2025, un 15e anniversaire à ne pas rater !






