À l’ouverture du 3ᵉ Sommet mondial pour la paix de l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC), ce jeudi 16 juillet 2026 à Luanda, le Président Félix‑Antoine Tshisekedi a appelé à une responsabilité collective et au respect des engagements internationaux pour préserver la paix.
Félix-Antoine Tshisekedi a partagé sa vision d’une sécurité collective basée sur le respect du droit international, le respect des engagements et la fin de l’impunité.
« La RDC ne parle pas seulement de paix parce qu’elle connaît la guerre, mais parce qu’elle sait que son potentiel, sa position stratégique et son rôle en Afrique centrale peuvent contribuer à la stabilité régionale, à la sécurité collective et au développement partagé », a noté le Chef de l’État.
Il a insisté :
« La paix ne saurait se réduire au silence provisoire des armes. Elle exige la justice, la vérité et la protection des populations civiles. Elle ne peut être une simple pause entre deux violences, ni une promesse fragile suspendue aux rapports de force. La paix véritable repose sur le droit. Elle exige la justice. Elle appelle la vérité. Elle impose la protection des populations civiles ».
La paix, ajoute-t-il, suppose le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et des engagements librement souscrits. Elle exige, surtout, que la parole internationale conserve sa valeur, que les principes ne soient pas appliqués de manière sélective, et que le droit demeure la mesure commune de nos responsabilités.
La RDC, confrontée à la guerre et aux déplacements de massifs, veut transformer son potentiel et sa position stratégique en facteur de stabilité régionale. Depuis le 1er juillet, elle assure la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, portant la voix de l’Afrique.
Le choix de l’Angola comme hôte est un témoignage : c’est un pays qui a su sortir de la guerre, reconstruire ses institutions et devenir un acteur reconnu de médiation régionale.
M. Tshisekedi salue le rôle de l’Angola dans les efforts de dialogue et de désescalade, notamment dans la région des Grands Lacs.
Placée sous le thème « Un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international », cette rencontre de Luanda revêt une résonance particulière pour la RDC, confrontée depuis plusieurs années à la guerre, au déplacement massif des populations, aux atteintes graves à leur dignité, et aux conséquences de l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays.
Lancée en 2005 à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avec l’accompagnement de l’Espagne et de la Turquie, l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC) vise à améliorer la compréhension interculturelle, à freiner la polarisation et à combattre l’extrémisme.






