Plusieurs quartiers de la commune de la Kanshi, à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), sont en passe d’être coupés du reste de la ville. Selon les témoignages des habitants, l’érosion progresse à chaque pluie, engloutissant des habitations et forçant de nombreuses familles à l’exode, alors que l’insécurité s’installe dans les zones sinistrées.
Un enclavement progressif
La situation est inquiétante dans les quartiers 1 et 2 de la commune de la Kanshi. Des résidents affirment que l’avancée des érosions menace de rompre définitivement la communication avec le site de la MIBA.
Athanase Kabuya, un habitant touché par cette catastrophe, explique que de nombreuses maisons ont déjà été englouties et que plusieurs familles ont dû abandonner leurs parcelles pour redevenir locataires dans d’autres communes.
« La progression des têtes de ravins ne s’arrête pas, provoquant un sentiment de panique généralisée », dénonce-t-il.
Insécurité et défis sanitaires
Le ravin de Tubondo et ses ramifications ont transformé ces quartiers en zones de « non-droit ». L’enclavement physique rend les interventions d’urgence presque impossibles, selon des témoins.
Criminalité : des habitants rapportent que des voleurs opèrent sans crainte de poursuites, profitant de l’isolement géographique. Santé : l’évacuation des malades, notamment des femmes enceintes sur le point d’accoucher, est devenue un calvaire nécessitant de longs détours. Pression hydrique : le site reçoit d’importants flux d’eaux de ruissellement provenant des installations de la MIBA et des environs, ce qui améliore la pression sur des sols déjà fragiles composés majoritairement de briques adobe.
Le danger des creuseurs clandestins
Des sources locales déplorent qu’à cette catastrophe naturelle s’ajoute une activité humaine risquée. Des creuseurs clandestins ont commencé à exploiter le flanc des ravins à la recherche de diamants. Cette pratique aggrave selon ces sources, considérablement l’instabilité du terrain et accélère l’érosion du site, mettant en péril la vie de ceux qui s’y aventurent.
Face à ce tableau, la population lance un appel aux autorités provinciales pour une intervention d’urgence.






