Six corps dont trois enfants séjournent depuis plus d’un an à la morgue de l’hôpital Notre-Dame de l’Espérance au Kasaï-Oriental, à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental).
Le médecin Directeur de cet établissement hospitalier alerte sur les risques sanitaires et l’encombrement des installations provoqués par cet abandon prolongé.
La situation est jugée préoccupante par les autorités médicales de Mbuji-Mayi.
Selon le Dr Nicodème Kalala, médecin directeur de cette structure, le corps le plus ancien se trouve dans la morgue depuis deux ans et demi.
Ces dépouilles occupent des places qui devraient servir à d’autres, créant ainsi un manque à gagner pour l’institution.
Des risques de contamination sanitaire
Au-delà de l’aspect logistique, la présence prolongée de ces restes mortels constitue un risque de contamination pour le personnel soignant et les visiteurs de la morgue.
« C’est une source de contamination. Ça inquiète le personnel qui y travaille. Notre souci, c’est de dégager ces corps », explique le Dr Nicodème Kalala.
Un phénomène récurrent dans la ville
L’abandon de corps n’est pas un cas isolé à Mbuji-Mayi. Plusieurs morgues de la ville font face à cette problématique, souvent due au manque de moyens financiers des familles éprouvées ou à l’absence de proches pour réclamer les défunts.
Récemment, la clinique universitaire de l’Université officielle de Mbuji-Mayi a dû procéder à des inhumations forcées après une réquisition du Tribunal de grande instance. Malgré ces interventions juridiques, le phénomène persiste dans les structures sanitaires du Kasaï-Oriental, posant la question de la prise en charge des indigents et des corps non identifiés.





