Des centaines d’habitants des groupements d’Ikobo et de Kisimba, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), restent sous le choc après les affrontements qui ont opposé, lundi 3 août, des combattants de l’AFC/M23 à une coalition de groupes Wazalendo. Des sources locales rapportes que les violences ont été accompagnées de pillages, provoquant de nouveaux déplacements de population et paralysant les activités socioéconomiques.
Si une accalmie est observée depuis la fin des combats dans la soirée, la situation demeure tendue en raison de la présence des deux forces dans cette partie du territoire de Walikale, d’après des témoins.
Des attaques menées sur plusieurs positions
Selon des sources locales, les affrontements ont éclaté entre minuit et quatre heures du matin, lorsque des combattants Wazalendo dirigés par le général autoproclamé Jonas Bigabo ont lancé des attaques simultanées contre plusieurs positions de l’AFC/M23.
Les combats ont touché notamment les villages de Kalonge, Kasopo, Rusamambu, Buleusa et Kateku, dans les groupements d’Ikobo et de Kisimba.
Sous les tirs d’armes lourdes et légères, de nombreux habitants ont fui vers la brousse, tandis que d’autres sont restés confinés dans leurs habitations. La plupart des déplacés ne sont rentrés qu’en soirée, après une diminution de l’intensité des affrontements.
Selon plusieurs notabilités locales, les combattants Wazalendo ont occupé pendant quelques heures certaines localités temporairement abandonnées par les éléments de l’AFC/M23.
Ces mêmes sources rapportent d’importants actes de pillage à Buleusa, chef-lieu du groupement d’Ikobo, ainsi que dans l’agglomération voisine de Rusamambu. Des kiosques et des commerces ont été entièrement dévalisés, tandis que plusieurs ménages ont perdu leurs biens de valeur.
Crainte d’une reprise des combats
Ces nouveaux affrontements interviennent après plusieurs semaines d’accalmie dans cette partie du territoire de Walikale.
Malgré le retour relatif au calme observé depuis lundi soir, les habitants demeurent inquiets. La présence simultanée de l’AFC/M23 et des groupes Wazalendo dans la zone alimente les craintes d’une reprise des hostilités et entretient un climat de peur et d’incertitude parmi les populations civiles.





