Des défenseurs des droits humains ont obtenu jeudi 20 août à Kinshasa, l’engagement du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, à accompagner la poursuite de l’affaire du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana devant la justice.
La rencontre a notamment réuni Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), et Me Ngomo, avocat des familles Chebeya et Bazana.
À l’issue de leurs échanges avec le ministre, les défenseurs des droits humains se sont dits satisfaits de l’engagement pris par le gouvernement.
Jean-Claude Katende a indiqué que Samuel Mbemba lui avait assuré de son implication personnelle ainsi que de celle du Gouvernement afin que la procédure judiciaire puisse avancer.
« Je remercie le ministre des Droits humains qui nous a garanti son implication personnelle mais aussi celle du gouvernement congolais », a-t-il déclaré, précisant que le ministre souhaite que le procès soit fixé « le plus rapidement possible ».
Selon lui, le dossier a enregistré des avancées judiciaires depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Des condamnations, mais des questions toujours en suspens
Le volet judiciaire a déjà abouti à plusieurs décisions. En mai 2022, la Haute Cour militaire avait condamné Christian Ngoy Kenga Kenga à la peine capitale et Jacques Mugabo à 12 ans de prison.
Paul Mwilambwe, considéré comme un informateur important dans le dossier, avait pour sa part été acquitté.
Malgré ces décisions, les familles des victimes et les organisations de défense des droits humains estiment que la justice doit encore établir les responsabilités à un niveau supérieur.
Le double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, était survenu en juin 2010, à Kinshasa.
La société civile réclame l’identification des commanditaires
Les défenseurs des droits humains demandent notamment que les investigations et les poursuites ne se limitent pas aux exécutants condamnés. Ils réclament que la justice puisse également déterminer les responsabilités des hauts responsables politiques et sécuritaires qui étaient en fonction au moment des faits.
Pour les organisations engagées dans ce dossier, l’établissement de l’ensemble des responsabilités demeure une condition essentielle pour parvenir à une justice complète dans l’affaire Chebeya-Bazana.




