Le pavillon national congolais a retrouvé le ciel européen. Le mercredi 1er juillet, le vol inaugural d’Air Congo au décollé de l’aéroport international de N’djili à Kinshasa à destination de Bruxelles, marquant le retour de la République démocratique du Congo sur la scène aérienne internationale après plus de 25 ans d’absence.
Pour cette première liaison, un Boeing 787 aux couleurs d’Air Congo, doté d’une capacité de 300 sièges, a assuré le trajet entre Kinshasa et la capitale belge. Le vol, d’une durée d’environ huit heures, a été accueilli avec satisfaction par les passagers.
À l’embarquement comme à l’arrivée, l’événement a suscité une vive émotion. Parmi les voyageurs, un passager congolais a qualifié ce vol de « moment historique ». Il a également exprimé sa fierté de voir à nouveau un avion aux couleurs nationales survoler l’Europe après plus de deux décennies d’absence.
Du côté des autorités, cette reprise dépasse le cadre d’une simple liaison commerciale. Elle est présentée comme le symbole de la renaissance du transport aérien national et de la fin de plusieurs années de dépendance à des compagnies étrangères pour assurer ce desserte internationale.
Sur le plan commercial, Air Congo entre désormais en concurrence directe avec Brussels Airlines, qui exploitait jusqu’ici la liaison entre Kinshasa et Bruxelles dans une situation de quasi-monopole.
La compagnie nationale prévoit d’assurer cette liaison quatre à cinq fois par semaine, avec des vols programmés les mercredi, vendredi, samedi, dimanche et lundi.
Toutefois, ce retour intervient dans un contexte réglementaire particulier. La RDC figure toujours sur la liste noire de l’Union européenne, ce qui interdit aux compagnies congolaises de survoler l’espace aérien européen.
Pour contourner cette restriction, Air Congo a recours à un contrat de « Wet Lease » conclu avec Ethiopian Airlines. Ce dispositif permet à la compagnie congolaise d’exploiter un Boeing 787 fourni par le partenaire éthiopien, avec son équipage, sa maintenance et son assurance. Ethiopian Airlines n’étant pas concernée par les restrictions européennes, le vol peut ainsi être exploité en toute conformité.
Selon le ministère des Transports, cette formule constitue une solution transitoire, dans l’attente d’une mise à niveau complète du secteur aérien congolais afin de satisfaire pleinement aux normes internationales de sécurité.




