Les forces de l’ordre se sont dispersées vendredi le sit-in prévu à Kinshasa par l’opposition politique aux abords du parlement. L’opposition qui a déclaré ce jour, deux morts et plusieurs blessés parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund a également parlé d’usage d’armes à feu et d’un usage disproportionné de la force.
De nombreuses organisations des droits de l’Homme ont condamné cette situation réclamant la justice et des enquêtes indépendantes pour établir les sanctions et les responsabilités.
Réagissant un jour après les incidents de vendredi, le gouvernement reconnaît des bénédictions lors de ces manifestations. Mais aussi, des dégâts matériels significatifs parmi lesquels plusieurs véhicules incendiés ainsi que la destruction des biens, aussi bien publics que privés.
Tout en réaffirmant son attachement aux libertés publiques garanties par la Constitution, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique, l’Exécutif rappelle que l’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des lois de la République, de l’ordre public ainsi que de la sécurité des personnes et de leurs biens.
Le Gouvernement annonce par ailleurs avoir instruit les services compétents de mener les vérifications nécessaires afin de faire toute la lumière sur les incidents enregistrés.
Question :
-Quelle lecture faire de cette situation ?
Invitations :
-Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, député national honoraire, il est premier vice-président du parti Politique Engagement citoyen pour le développement (ECIDE), parti membre de la coalition Lamuka. Il est également notable de la province du Nord-Kivu.
-Peter Kazadi, avocat, il est député national élu de la ville de Kinshasa et cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Christian Moleka, analyste politique et coordonnateur de la Dynamique des politologues de la RDC.
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