La Haute Cour militaire a condamné vendredi 5 juin à Kinshasa 54 personnes à la peine de mort dans l’affaire de l’assassinat des experts des Nations unis Michael Sharp et Zaida Catalan, près de neuf ans après les faits.
Les condamnés ont été reconnus coupables notamment de crime de guerre par meurtre dans ce dossier lié au double homicide des deux enquêteurs onusiens, tués en mars 2017 dans la province du Kasaï.
Les victimes enquêtaient sur des fosses communes et les violences liées au conflit impliquant la milice Kamuina Nsapu.
Selon les informations recueillies, plusieurs responsables de la milice Kamuina Nsapu figurent parmi les personnes condamnées, aux côtés d’exécutants présumés et du colonel Jean de Dieu Mambueni, officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Ce dernier avait déjà été condamné en 2017 à dix ans de prison pour violation des consignes, crime de guerre par meurtre et association de malfaiteurs. Il était notamment condamné pour avoir fourni des munitions de calibre 12 qui auraient servi lors de l’assassinat des deux experts de l’ONU.
-Quelle lecture faire du verdict prononcé dans cette affaire ?
Invitations :
-Dominique Kambala, avocat, il est membre de la société civile du Kasaï-Central et ancien bâtonnier du Barreau de cette province. Il est rapporteur de la Commission provinciale Vérité Justice et Réconciliation dans cette même province. Il est également Directeur général de l’ONGD dénommé Société congolaise pour l’état de droit (SCED).
-Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise.
-Ruffin Lukoo, avocat, il est chercheur en Droit de l’Université de Kinshasa et auteur de plusieurs ouvrages.
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