La société civile alerte une nouvelle fois sur les massacres de civils perpétrés par les rebelles des ADF dans le sud du territoire d’Irumu, en Ituri. Dans une déclaration faite samedi 4 juillet à Bunia, elle demande aux nouvelles autorités provinciales de lancer sans tarder de nouvelles opérations militaires contre ces rebelles.
Selon la société civile, les ADF commettent depuis plusieurs années des atrocités contre la population locale, notamment sur l’axe routier Komanda-Luna-Mambasa. Ces violences auraient déjà coûté la vie à des milliers de personnes au cours des dernières années.
Les populations de nombreux villages des chefferies de Walese Vonkutu, de Basili et de Banyali Tchabi, situées sur les tronçons routiers Komanda-Luna, Komanda-Mambasa, Mont Oyo-Tchabi ainsi que dans la région de Zunguluka, continuent de subir de graves exactions.
Parmi les actes déclarés figurent des massacres à répétition, des enlèvements de civils, dont des femmes utilisées comme esclaves sexuelles, mais aussi des incendies de maisons, de boutiques et de motos, ainsi que des pillages de bétail.
Face à cette situation, la société civile locale exhorte les autorités provinciales à maintenir la pression sur les rebelles, dont les attaques continuent d’affecter plusieurs localités du Sud d’Irumu.
Son président, Pascal Kisezo, estime que « l’activisme des ADF mérite une attention particulière pour préserver la stabilité dans la région afin de permettre aux populations, en majorité des agriculteurs, d’accéder de nouveau à leurs champs sans être inquiétées ».
Depuis plus de deux ans, les armées ougandaise (UPDF) et congolaise (FARDC) mènent des opérations conjointes contre les ADF dans le sud d’Irumu et dans le territoire voisin de Mambasa.






