Environ 56 millions d’enfants, soit près de la moitié de la population de la République démocratique du Congo, vivent dans des milieux aux risques liés au changement climatique.
Ces statistiques ont été dévoilées jeudi 16 avril par le directeur de la Direction du développement durable au ministère de l’Environnement, Aimé Mbuyi Kalombo.
Il s’exprimait à l’occasion de l’atelier de validation technique de l’Analyse du paysage climatique pour les enfants (CLAC) en RDC, organisé avec l’appui de l’UNICEF.
Ce haut fonctionnaire congolais a souligné que ce forum marque une étape déterminante dans le processus d’amélioration des réponses aux risques climatiques et environnementaux qui attirent les enfants en RDC.
« Le changement climatique, la dégradation de l’environnement et les catastrophes naturelles constituant des menaces majeures pour la survie, le développement et la santé des enfants en RDC », a déclaré Aimé Mbuyi Kalombo.
À cette occasion, des experts étatiques et non étatiques ont validé l’Analyse du paysage climatique pour les enfants (CLAC) en RDC.
Ce document vise à mettre les enfants à l’abri des effets du changement climatique dans le pays.
Les participants à cette rencontre ont plaidé pour la mise en œuvre du Conseil national sur le climat et l’environnement, afin de mieux coordonner les actions liées au changement climatique à travers le territoire national.
Ils ont également insisté sur la mise en place d’un mécanisme transparent d’affectation d’une partie des bénéfices issus des financements carbone vers des investissements résilients en faveur des enfants.
Ces acteurs ont en outre recommandé l’application efficace des plans provinciaux de gestion des déchets dans les grandes villes exposées aux inondations et à la pollution.
De son côté, le chef de la section WASH et Climat à l’UNICEF, Joachim Peeters, a estimé qu’il est indispensable d’intégrer la résilience climatique et les besoins spécifiques des enfants au cœur des politiques publiques.
« Le CLAC vise à fournir une compréhension approfondie des risques climatiques qui englobent les enfants et leurs communautés, ainsi que des capacités de réponse existantes. Au-delà des analyses, l’enjeu est de s’assurer que les conclusions et recommandations soient pertinentes, réalistes et applicables », a-t-il souligné.
Joachim Peeters souhaite que le CLAC devienne un outil stratégique d’aide à la décision, capable d’orienter les politiques publiques, la planification sectorielle et les investissements, en particulier dans les provinces les plus touchées.
Classée parmi les pays à risque climatique élevé pour les enfants, la RDC fait face à des chocs récurrents – inondations, sécheresses, érosion et déforestation – qui touchent directement des secteurs sociaux clés tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement, la protection et la nutrition.




