Au moins cinq personnes ont été tuées, une autre blessée et deux autres restent portées disparues au cours des six derniers jours dans le nord de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Cette recrudescence des incidents sécuritaires dans le nord de la chefferie de Bwito inquiète les habitants de Kibirizi et des localités voisines, où des civils ont été tués, blessés ou enlevés.
Selon des sources locales, ces violences sont liées à plusieurs incidents sécuritaires, notamment des incursions d’hommes armés, des embuscades contre des civils et des enlèvements dans cette zone déjà fragilisée par les affrontements entre groupes armés.
Le dernier incident rapporté remonte dans la soirée du dimanche 2 août dans la localité de Kibirizi, groupement Mutanda.
Des hommes armés non identifiés ont fait irruption au domicile d’un civil avant de lui tirer dessus. Blessée par balle, la victime a été acheminée vers une structure sanitaire locale où elle reçoit des soins.
La veille, deux personnes ont également été enlevées dans leurs champs aux environs du village de Kilambo, dans le groupement voisin de Kanyabayonga. Leurs familles indiquent être toujours sans nouvelles de leurs proches.
Cinq personnes tuées dans une embuscade
Ces nouveaux incidents interviennent quelques jours après le meurtre de cinq personnes, le 28 juillet, dans la même zone.
Parmi les victimes figurent Justin Kahiti, chef du village de Kirima récemment nommé par l’AFC/M23, son conducteur de moto ainsi que deux de ses gardes du corps. Ils ont été tués dans une embuscade à Kasesero.
Le même jour, un notable du quartier Kinyatsi a également été abattu, rapportent des témoignages.
Des accusations entre groupes armés
Selon des sources locales, certains de ces actes seraient attribués à des éléments du M23, tandis que d’autres seraient liés à des représailles menées par des combattants présumés Wazalendo.
Ces accusations n’ont pas encore fait l’objet de confirmation par des sources officielles.
La multiplication de ces incidents alimente cependant une inquiétude croissante parmi les habitants de Kibirizi et des villages environnants, qui redoutent une dégradation de la situation sécuritaire dans le nord de la chefferie de Bwito.
Les populations locales appellent les autorités et les acteurs sécuritaires à renforcer la protection des civils et à mettre fin aux violences qui continuent d’affecter cette partie du territoire de Rutshuru.





