Les Lignes maritimes congolaises (LMC) connaîssent une baisse significative de leurs activités au port de Boma, marquée par une diminution des rotations de ses navires. Cette situation résulte du recul de la demande à l’exportation observé ces derniers mois, selon le sous-directeur des LMC, Dieudonné Kasereka.
« Actuellement, nous sommes descendus à cinq voyages par an, alors qu’en 2017 et 2018, nous en réalisions 22 par an », explique Dieudonné Kasereka. Cette baisse affecte lourdement les opérations de l’entreprise.
Causes identifiées
Le responsable souligne que les opérateurs économiques et producteurs locaux rencontrent de sérieuses difficultés.
« Le port de Boma a été créé pour l’exportation des produits agricoles. Aujourd’hui, même pour obtenir le peu que nous transportons, il faut attendre deux à trois mois. Si l’on relance les anciennes sociétés ou accompagne les agriculteurs à produire en quantité suffisante, nous aurons davantage de marchandises à exporter », ajoute-t-il.
Face à cette situation, Dieudonné Kasereka plaide pour la relance de la production agricole et des exportations locales, qu’il juge indispensable pour permettre aux LMC de couvrir leurs charges d’exploitation, notamment les 15 000 dollars américains de frais mensuels de location de son navire, et ainsi assurer la pérennité de ses activités.




