Le gouvernement congolais a décidé d’intensifier la lutte contre la détention illégale d’armes à feu.
Cette décision a été annoncée lors du Conseil des ministres du vendredi 3 avril, tenu à Kinshasa, au lendemain d’une réunion interinstitutionnelle entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature.
Cette concertation avait pour objectif d’identifier les causes profondes de la criminalité urbaine et de proposer des mesures concrètes pour y faire face.
Les participants à cette rencontre ont notamment pointé :
l’implication présumée de certains hommes en uniforme, le manque de discipline au sein de certaines unités de l’armée, la prolifération des armes légères, l’insuffisance des contrôles et des sanctions.
Une instruction ferme a été donnée au chef d’état-major général et au commissaire général de la police afin de sanctionner sévèrement les éléments impliqués dans la circulation illégale des armes.
En complément, une cellule de suivi a été mise en place.
Cette structure regroupe les ministères de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice, ainsi que le Conseil supérieur de la magistrature, avec pour mission d’assurer un suivi rigoureux de la chaîne pénale.
Ces mesures interviennent après une série de braquages récemment enregistrés dans la capitale.
Le 16 mars, un bijoutier a été abattu à Yolo Sud et un autre braquage a été signalé le 31 mars à Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliema, près d’une agence bancaire.






