Six cas confirmés de tuberculose ont été signalés le vendredi 19 juin à la prison centrale de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, à l’issue d’une campagne de dépistage au sein de cette maison carcérale. Selon le docteur Marcel Kazadi, coordonnateur provincial de la lutte contre la tuberculose, le dépistage, mené du 11 au 15 juin, a ciblé plus de cinq cent quatre-vingt-dix détenus et membres du personnel pénitentiaire.
Le Dr Marcek Kazadi indique qu’au total, soixante-seize personnes présentaient des signes évocateurs de la maladie lors du dépistage. Il précise que des mesures sont prises pour assurer la prise en charge des malades.
Il affirme également que les médicaments nécessaires sont déjà disponibles pour soigner les quatre-vingt-deux personnes concernées.
Par ailleurs, le Dr Kazadi déplore le confinement des prisonniers sains avec les malades. Il souligne que l’établissement ne dispose d’aucune salle réservée aux tuberculeux.
Selon lui, cette promiscuité entre les prisonniers risque d’alimenter la chaîne de transmission de la maladie au sein de la prison.
Il estime qu’il est urgent de construire des salles réservées aux patients afin de limiter la propagation de la maladie.
« Si au moins nous avions des salles où l’on peut séparer ces malades de ceux qui ne sont pas encore atteints, ce serait une bonne chose. À ce moment-là, on peut couper cette chaîne de transmission, mais ils vivent ensemble chaque jour », déplore le coordonnateur provincial de la lutte contre la tuberculose au Kasaï-Oriental.
En mars 2026, la coordination avait déjà lancé le même appel aux autorités pour la construction de deux salles en extérieur des grands dortoirs communs. Cette séparation, jugée indispensable, avait pour mais de stopper la chaîne de transmission des maladies contagieuses dans ce milieu fermé.






