Une pénurie d’huile de palme est enregistrée depuis environ un mois sur les marchés de Bunia et de ses environs.
C’est le constat dressé jeudi 3 avril par l’Association des dépositaires d’huile de palme, un produit généralement acheminé depuis la province voisine du Haut‑Uélé.
Selon cette structure, cette situation est liée à l’insécurité persistante sur la route nationale numéro 4, qui relève des deux provinces, en raison des attaques récurrentes des ADF.
Elle appelle le gouvernement à sécuriser cet axe afin de faciliter les échanges commerciaux et d’assurer l’approvisionnement des marchés locaux en produits de première nécessité.
« Il y a actuellement une pénurie d’huile de palme. Nous venons de traverser une période de rareté, mais nous devrions normalement entrer dans une phase d’abondance. Cependant, nous avons rencontré plusieurs difficultés en cours de route, ce qui explique cette carence sur les marchés. Les ADF ont incendié des véhicules, ce qui a perturbé l’approvisionnement », a expliqué le président de l’association, Désiré Wanichan.
Il précise que les véhicules circulent difficilement et que l’huile encore disponible sur les marchés ne suffit pas à répondre aux besoins alimentaires de la population de Bunia.
Cet opérateur économique demande à l’État de prendre ses responsabilités afin de combattre les ADF et de rétablir la sécurité sur l’axe routier concerné.
Cette pénurie a entraîné une hausse des prix de l’huile de palme.
« Dans ces conditions, la population risque de ne plus pouvoir se nourrir correctement. Les prix deviennent de plus en plus inaccessibles, surtout pour les habitants des villages, qui éprouvent désormais des difficultés à acheter de l’huile de palme », conclut Désiré Wanichan.





