L’État congolais at-il bradé ou vendu ses pièces dans la société Plantations et Huileries du Congo (PHC) ? Face aux spéculations, la direction de l’entreprise est sortie de son silence ce lundi 1er juin 2026 à Kinshasa. Lors d’une conférence de presse, elle a précisé que le retrait de l’État, acté depuis août 2025, est une démarche volontaire consécutive au non-paiement de sa souscription d’actions.
L’affaire a fait grand bruit dans les milieux politiques et économiques. Pour couper court aux rumeurs de « bradage » des actifs publics, Christian Kabuya Mulumba, directeur en charge des relations publiques et institutionnelles des PHC, a tenu à clarifier la situation juridique et financière de l’entreprise.
Selon la direction, l’État congolais n’a en réalité jamais été un actionnaire effectif, faute d’avoir honoré ses engagements financiers initiaux. N’ayant pas les ressources requises pour libérer son capital, le gouvernement a lui-même acte son retrait volontaire en août 2025.
« L’opinion publique doit retenir que l’État congolais n’a jamais apporté les fonds correspondants aux actions souscrites. Dans ces conditions, prétendre qu’il y aurait eu bradage ou vente des actions constituent une contre-vérité, dès lors que ces actions n’ont jamais été libérées », a expliqué Christian Kabuya Mulumba.
Ce retrait volontaire a d’ailleurs permis à la République démocratique du Congo d’éviter une procédure d’exclusion forcée, qui aurait pu être engagée en vertu du droit OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), assortie de sanctions potentielles.
Un appel à préserver le climat des affaires et la paix sociale
La direction des PHC regrette que l’entreprise soit entraînée dans des débats à caractère politique. Elle rappelle qu’elle est un acteur économique majeur en RDC, employant plus de 11 000 salariés directs, dont 90 % résident en milieu rural dans les provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur.
L’entreprise insiste sur le fait qu’elle s’acquitte régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales, et que ces vagues de contestations risquent de saper les efforts des autorités nationales pour l’amélioration du climat des affaires en RDC.
« De telles allégations sont susceptibles de nuire à l’amélioration du climat des affaires promue par le Président de la République et le gouvernement. Cette campagne risque de nuire à la paix sociale qui prévaut entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés locales qui bénéficient des retombées de nos investissements », a alerté le directeur des relations publiques.






