L’insécurité persistante à la frontière entre la RDC et la République centrafricaine (RCA) préoccupe les gouvernements des deux pays.
A travers leurs ministres de la Défense, Kinshasa et Bangui ont décidé de renforcer leur coopération militaire pour juguler cette crise, liée notamment à la présence de rebelles de la LRA, de groupes armés Mbororo et d’autres éléments perturbateurs.
Le vice‑Premier ministre congolais en charge de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, et son homologue centrafricain, Claude Rameaux Bireau, ont scellé ce partenariat samedi à Bangui, capitale de la RCA.
Le vice-Premier ministre congolais en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, est arrivé samedi à Bangui, à la tête d’une délégation composée de hauts responsables militaires et sécuritaires.
Cette mission officielle s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations militaires et sécuritaires entre la RDC et la République centrafricaine, confrontée à des défis communs le long de leur frontière.
A son arrivée à l’aéroport international de Bangui, Guy Kabombo a été accueilli par son homologue centrafricain, Claude Rameaux Bireau, un geste qui témoigne de l’importance accordée par les deux États à cette rencontre diplomatique et sécuritaire.
Cette mission intervient dans un contexte régional sensible, marqué par la présence de rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) et de groupes armés Mbororo, responsables de violences, de déplacements de populations et de trafics transfrontaliers.
Selon des sources proches de la vice-Primature de la Défense nationale, ces préoccupations sécuritaires figurent au cœur des discussions engagées entre les deux ministres, notamment sur la surveillance des frontières, la coordination des forces armées et le partage de renseignements.
Lors de son passage en juin 2025 à Gemena, Guy Kabombo avait exhorté les Forces armées de la RDC (FARDC) à veiller à l’intangibilité de 1.100 kilomètres de frontière avec la République centrafricaine (RCA). Il a mis en garde contre la porosité de ces frontières, qui favorise des pratiques telles que la fraude douanière, le commerce illicite et les conflits transfrontaliers.
Ce ministre avait également décrété l’acquisition illégale de terres par des étrangers le long de cette frontière, appelant les militaires à redoubler de vigilance pour protéger l’intégrité territoriale du pays.






