Le prix Nobel de la paix, Dr Denis Mukwege, a dénoncé ce mercredi 26 août, dans un communiqué, les nominations de nouvelles autorités académiques par les mouvements armés AFC/M23/RDF dans les institutions supérieures et universitaires des zones sous occupation, ainsi que la suspension des activités académiques décidée par le régime de Kinshasa.
« Après la fermeture des aéroports, des banques, la restriction de l’aide humanitaire et des mouvements de la population, la fermeture des universités vient resserrer l’étau sur 12 millions de nos compatriotes du Nord et du Sud-Kivu abandonnés à leur triste sort… Briser aujourd’hui leur espoir de rêver, d’apprendre, de se former pour réaliser leurs aspirations et servir notre société, est une ligne rouge inacceptable », a déclaré Denis Mukwege.
Appel à la priorité éducative
Le médecin appelle tous les acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans la recherche d’une solution à cette crise à faire de l’éducation des enfants congolais une priorité absolue dans les processus en cours. Il insiste sur la nécessité d’associer de manière significative les jeunes aux décisions qui les concernent directement.
Mukwege exige la fin de l’instrumentalisation et de l’ingérence militaire dans la gestion des établissements scolaires et universitaires, ainsi que la reprise sécurisée des cours sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones occupées. Pour lui, l’avenir de la jeunesse ne peut pas être réduit à une monnaie d’échange dans des calculs politiques ou territoriaux, ni considéré comme un simple dommage collatéral.






