Des dizaines de familles ont fui ces derniers jours le village de Tepe, dans le territoire de Mambasa (Ituri), en raison de la présence d’éléments Maï-Maï signalés depuis environ deux semaines. Le dernier mouvement de déplacement a été observé ce jeudi 18 juin, selon ces sources locales.
Les habitants, inquiets pour leur sécurité, se dirigent vers des zones jugées plus sûres, abandonnant progressivement leurs habitations et activités agricoles.
Recrutement forcé des jeunes
D’après des militants des droits humains, ces hommes armés seraient des éléments Maï-Maï venus du Nord-Kivu et affiliés au mouvement UPLC. Leur installation dans le groupement Bakaheku suscite une vive inquiétude dans la zone.
Ces activistes rapportent des tentatives de recrutement forcé des jeunes du village, « certains étant menacés s’ils refusent de rejoindre le mouvement ».
Ils dénoncent également la mise en place d’un système de taxation illégalement imposé à la population locale. Les habitants devraient payer pour accéder à leurs champs ou participer aux travaux communautaires, dits « Salongo ».
Des jetons seraient également vendus contre paiement à chaque activité communautaire.
Selon ces témoignages, les contrevenants s’exposeraient à des enlèvements, des actes de torture et d’autres violations des droits humains.
Appel à l’intervention militaire
Face à cette situation, de nombreuses familles ont choisi de quitter le village de Tepe pour se réfugier dans des agglomérations plus sécurisées.
Les activistes appellent les autorités militaires à intervenir rapidement afin de neutraliser ces groupes armés et de restaurer l’autorité de l’État dans cette partie du territoire de Mambasa.
Aucune réaction officielle de l’administrateur du territoire de Mambasa n’a encore été enregistrée au moment de la publication de ces informations.






