La situation sécuritaire reste préoccupante à Kisengo, dans le territoire de Nyunzu, au Tanganyika, après un échange de tirs mercredi 12 août, entre des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) et des éléments se présentant comme des combattants Wazalendo.
Selon le chef de la localité de Kisengo, Lukombe, deux éléments Wazalendo ont été tués lors des affrontements avec les FARDC lundi dernier. Il indique que des coups de feu sont entendus dans la zone depuis plusieurs jours.
D’après le chef de Kisengo, les affrontements de mercredi ont éclaté lorsque des éléments Wazalendo ont ouvert le feu sur quatre militaires des FARDC qui revenaient à moto d’une patrouille effectuée au village Kyoko, sur la route de Panda.
Cette situation alimente l’inquiétude des habitants, qui demandent un renforcement de la présence sécuritaire dans la localité.
« Un Muzalendo, c’est celui qui sait garder la population et défendre le pays, et non des civils armés qui tirent des balles en désordre », déplore Lukombe. Il estime que les habitants de Kisengo vivent dans un climat d’insécurité qui limite leurs déplacements.
Le gouvernement provincial nuance
Le ministre provincial de l’Intérieur du Tanganyika, Dox Donat Eale, affirme pour sa part que les personnes impliquées dans ces incidents ne sont pas reconnues comme des Wazalendo.
Il annonce l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier les auteurs des troubles et prévient que le gouvernement provincial prendra des mesures contre toute personne responsable d’actes d’insécurité à Kisengo.
Le ministre souligne notamment que certains groupes qui se réclament des Wazalendo sont présents autour des zones minières sans, selon lui, participer aux opérations aux côtés des FARDC sur les lignes de front.
Dox Donat affirme par ailleurs que les autorités provinciales ont déjà pris des mesures et prévoient d’approfondir les enquêtes pour établir les responsabilités dans ces affrontements.
Face à la répétition des incidents armés, le chef de Kisengo appelle les autorités provinciales à renforcer la sécurité dans cette localité, présentée comme l’un des principaux centres du territoire de Nyunzu après le chef-lieu.
Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué de bilan officiel concernant d’éventuelles victimes civiles lors des affrontements de mercredi.





