Cette position de la coalition a été exprimée à l’issue des consultations menées auprès de ses acteurs politiques par les chefs des confessions religieuses.
La C-64 salue ces initiatives ainsi que la volonté exprimée par les autorités de privilégier une approche concertée pour répondre aux tensions politiques et sécuritaires qui traversent la République démocratique du Congo.
De ce fait, la C-64 suspend ses manifestations de rue prévues à Kinshasa.
Selon Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et membre de la C-64, les leaders religieux ont demandé à l’opposition de privilégier la voie du dialogue plutôt que celle de la confrontation dans la rue.
Un ultimatum fixé au 15 août
Malgré cette main tendue, la C-64 fixe une échéance précise. La coalition estime que les annonces doivent désormais être suivies d’actes concrets.
« Nous laissons à nos pères spirituels jusqu’au 15 août. Il faut que, d’ici au 15 août, le dialogue soit convoqué et que nous nous retrouvions autour d’une même table pour réconcilier les Congolais et tracer la voie du retour à la paix dans notre pays », a déclaré Prince Epenge.
Pour la coalition, cette date constitue une véritable ligne rouge. Elle attend notamment la convocation officielle d’un dialogue réunissant les forces politiques, sociales et religieuses afin d’aborder les questions jugées prioritaires pour la stabilité du pays.
Dans un contexte marqué par de profondes divergences sur la gouvernance, la sécurité et l’avenir institutionnel du pays, les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la capacité des différentes parties à transformer les appels au dialogue en un processus concret susceptible de favoriser la réconciliation nationale et le retour à un climat politique apaisé en RDC, estiment plusieurs observateurs.






