Les autorités de Beni (Nord-Kivu) ont déployé, depuis mercredi 20 mai, des policiers afin de faire respecter les mesures de protection contre l’épidémie d’Ebola.
Selon le commissaire supérieur principal Jacob Nyofondo, maire de la ville, le déploiement des policiers se concentre essentiellement dans les quatre principales barrières d’entrée et de sortie de Beni. Il affirme que cette disposition va permettre de faire respecter le nombre requis des passagers dans les véhicules de transport en commun.
Des mesures non appliquées
Par ailleurs, les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur terrain.
Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme dans les bus ou sur les motos, l’entassement des passagers reste fréquent.
Sur place, il s’observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l’absence de dispositif de lavage des mains installées.
Pour les responsables des parkings de Beni, le manque de mesure d’encadrement est à la base du non-respect des dispositifs de protection.
Ils dénoncent notamment des mesures prises sans tenir compte des réalités du travail des chauffeurs. Un chauffeur affirme :
« La taxe de la mairie à payer à Mavivi suffit sans tenir compte des multitudes des taxes qui sont là devant. Il n’y a aucune mesure d’accompagnement dans le sens d’allégement des taxes pour combler le vide de paiement. On nous exige de transporter seulement quatre personnes par rapport à quoi ? »
« Urgence sanitaire publique de portée internationale »
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi à Genève, que l’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, constitue une « urgence sanitaire publique de portée internationale ».
Partie de Bunia (Ituri), la 17eme épidémie d’Ebola a été déclarée vendredi 15 mai 2026 en RDC. Avec son épicentre à Bunia et Mambasa (Ituri), elle s’est propagée à Goma (Nord-Kivu) et à Kampala (Ouganda). À ce jour, le bilan fait état de 51 cas formellement confirmés en RDC.
L’OMS estime toutefois que l’ampleur réelle de l’épidémie en RDC est bien plus vaste : 139 décès et plus de 600 cas suspects font actuellement l’objet d’un suivi.






