Trois mois après le début de la riposte contre Ebola en Ituri, la société civile forces vives reste préoccupée par l’évolution de l’épidémie. Elle déplore la persistance des contaminations, un taux de décès encore élevé ainsi que des insuffisances dans les activités de sensibilisation.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, elle appelle à la prudence et demande que toutes les garanties sanitaires soient réunies avant la reprise des cours.
Pour la Société civile forces vives de l’Ituri, le bilan de trois mois de riposte contre Ebola demeure mitigé. Son coordonnateur estime que la maladie continue de progresser alors que la sensibilisation et certaines mesures sanitaires restent insuffisantes.
L’organisation reconnaît néanmoins quelques avancées, notamment le déploiement de laboratoires dans plusieurs zones de santé et la mise à disposition d’ambulances. Elle juge toutefois ces moyens insuffisants au regard des besoins sur le terrain. Elle signale également des difficultés dans la conduite des opérations d’inhumation dignes et sécurisées.
Risque de propagation à l’école
À ces défis s’ajoute la stigmatisation des survivants d’Ebola qui, selon la structure citoyenne, complique davantage les efforts de lutte contre la maladie.
À l’approche de la rentrée scolaire, la Société civile appelle également à la prudence. Elle redoute une propagation du virus dans des établissements où les effectifs peuvent dépasser cinquante élèves par classe.
« Notre première crainte est que les enfants sont naturellement fragiles. Face à la maladie, ils peuvent facilement être contaminés », a déclaré Dieudonné Lossa.
Pour la Société civile, la reprise des cours ne devrait intervenir que lorsque des garanties sanitaires suffisantes seront effectivement réunies afin de protéger les élèves et les enseignants.




