L’épidémie de la maladie à virus Ebola poursuit sa progression dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP) ce lundi 8 juin, 515 cas confirmés et 91 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre dans l’est du pays. Dans son dernier rapport ce lundi 8 juin, l’Institut national de santé publique (INSP), fait état de 515 cas confirmés et de 91 décès. Les autorités sanitaires indiquent également que 283 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement, tandis que 12 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.
Selon les données officielles, la maladie affecte désormais 25 zones de santé sur les 104 que compte la République démocratique du Congo, notamment dans les provinces de l’Ituri, du Nord et du Sud-Kivu.
L’INSP rapporte que l’Ituri demeure de loin la province la plus affectée par l’épidémie. Sur les 36 zones de santé que compte la province, 17 enregistrent des cas de la maladie. Il s’agit notamment d’Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.
Considérée comme l’épicentre de l’épidémie, l’Ituri concentre la majorité des cas recensés à ce jour.
Des foyers actifs au Nord-Kivu et au Sud-Kivu
Les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu enregistrent également des cas et des décès liés à Ebola.
Selon l’INSP, la zone de santé de Katwa reste le principal foyer actif avec 11 cas confirmés, dont 8 décès. Elle est suivie de Beni avec 5 cas confirmés et 3 décès, puis de Butembo avec 4 cas confirmés et 2 décès.
Au Sud-Kivu, la zone de santé de Miti-Murhesa compte 3 cas confirmés et un décès. D’autres cas ont également été signalés à Oïcha (2 cas confirmés et 2 décès), Kalunguta (1 cas confirmé et 1 décès), Kyondo (1 cas confirmé sans décès) et Goma (1 cas confirmé sans décès).
Cette évolution de l’épidémie intervient dans un contexte marqué par plusieurs difficultés pour les équipes de riposte. Les autorités sanitaires évoquent notamment l’insécurité persistante dans certaines zones de l’Ituri, les contraintes logistiques qui compliquent l’accès aux communautés affectées ainsi que la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation.
Les responsables de la santé insistent également sur l’importance de lutter contre les rumeurs et la désinformation, considérées comme des obstacles majeurs à l’efficacité des interventions sur le terrain.
Face à la progression de l’épidémie, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des malades et de sensibilisation des communautés. Elles appellent la population à respecter les mesures de prévention afin de limiter la propagation du virus.





