La société civile de la chefferie des Bahema d’Irumu se dit à la fois soulagée et préoccupée après la reprise ce mardi 14 juillet des activités au Centre de traitement d’Ebola de Rwampara, situé à environ 12 kilomètres de Bunia (Ituri). Si les prestataires de la riposte ont repris le travail après une journée de grève pour réclamer le paiement de leurs primes, cette reprise reste conditionnelle. La société civile craint une nouvelle interruption des soins si le Gouvernement ne répond pas rapidement à leurs revendications.
Après une journée de grève lundi, qui a paralysé les activités du Centre de traitement d’Ebola de Rwampara, les équipes de la riposte ont repris le travail ce mardi. Cette décision est saluée par la société civile de la chefferie des Bahema d’Irumu, qui estime que ce retour au travail permettra aux malades d’accéder aux soins.
Toutefois, cette reprise reste conditionnelle, affirme-t-elle. Les prestataires de la riposte accordent un ultimatum de 72 heures au Gouvernement pour obtenir le paiement de leurs primes.
Selon le président de la société civile locale, Isaac Nyakulinda, la journée de grève a déjà eu de lourdes conséquences sur les malades :
« Notre inquiétude, c’est qu’une seule journée de grève a déjà provoqué des dégâts. Des malades n’ont pas pas pu accéder au centre. Certains sont décédés à domicile faute de soins. Nous exigeons du Gouvernement qu’il réponde rapidement aux revendications des équipes de la riposte. Sinon, nous les tiendrions pour responsable de toute perte en vies humaines si le centre vient à référer ».
Cette situation persiste malgré la promesse faite récemment à Bunia par le ministre national de la Santé de régler rapidement la question du paiement des primes des équipes de la riposte. Cette promesse, jusqu’à ce jour, n’a pas encore été concrétisée.






