La Mutuelle de santé des enseignants de l’EPSP (MESP) a officiellement lancé, mercredi 1er juillet, la prix en charge médicale efficace des enseignants. Après une phase d’identification, plus de 1 200 enseignants ainsi que leurs dépendants bénéficieront désormais d’un accès aux soins de santé via leur mutuelle.
Le coup d’envoi de cette action à impact social s’est déroulé au centre de santé Basoko, en présence des autorités scolaires provinciales. Premier bénéficiaire à inaugurer ce service, Fundi Landu, enseignant à l’Institut de Kindu, exprime sa profonde satisfaction :
« Vraiment, je suis la personne qui a une joie exceptionnelle. Aujourd’hui, on a lancé la prise en charge des enseignants par la mutuelle de santé des enseignants et je suis le premier bénéficiaire de ces soins appropriés. Dès lors que je me suis présenté dans le centre de santé, on m’avait accueilli et j’ai été servi convenablement ».
Modalités pratiques : la carte de soins au cœur du dispositif
Pour garantir la fluidité des opérations et éviter les fraudes, la mutuelle a mis en place un protocole d’accès précis. Société Kalambay, coordonnateur provincial de la MESP, en détaille le fonctionnement :
Identification préalable obligatoire pour chaque enseignant ; Octroi d’une carte de soins personnels ; Présentation de ladite carte dans les structures sanitaires partenaires pour obtenir la gratuité ; Suivi par des délégués mutualistes spécialement déployés dans chaque centre pour guider les bénéficiaires.
Malgré l’enthousiasme général, certains enseignants ont manifesté des inquiétudes légitimes quant à l’approvisionnement en produits pharmaceutiques. Zacharie Bafwafwa, un enseignant de la place, invite la mutuelle à la vigilance : « C’est une très bonne chose parce que c’était attendu depuis longtemps (…). Nous exigeons à la MESP d’être plus proche des enseignants (…), parce que nous savons qu’il se posera absolument le problème des médicaments ».
Une réserve immédiatement levée par la responsable du centre de santé Basoko, Jacqueline Ndoromo, qui se veut rassurante et engagée :
« De notre côté, nous sommes très disposés à recevoir tous les enseignants qui seront pour le compte de la MESP et à leur offrir des soins de qualité. Nous leur garantissons que tous les médicaments qui viendront à manquer, on va les acheter pour leur compte ».
Pour matérialiser cette couverture médicale à Kindu, la MESP s’appuie actuellement sur un réseau d’infrastructures partenaires comprenant quatre centres de santé, deux hôpitaux et un centre de soins ophtalmologiques.





