Le poste de Superviseur Eau et Assainissement demande des connaissances techniques en hydraulique, en assainissement, en génie civil et en gestion de chantier. Le test fourni est destiné aux candidats postulant auprès de l’ONG Solidarités et prévoit une durée totale de 2 h 30.
L’épreuve couvre notamment l’eau potable, les réseaux d’adduction, les captages de sources, les latrines, les ouvrages en béton armé et la gestion des chantiers.
Quel est le rôle d’un Superviseur Eau et Assainissement ?
Le Superviseur Eau et Assainissement intervient dans la réalisation et le suivi d’ouvrages permettant aux populations d’avoir accès à une eau de qualité et à de meilleures conditions d’assainissement.
Il peut être amené à superviser des travaux de captage de sources, des réseaux d’adduction d’eau, des réservoirs, des bornes-fontaines, des latrines ou encore différents ouvrages de génie civil.
Son rôle ne se limite donc pas à la connaissance technique. Il doit également contrôler l’exécution des travaux, suivre les matériaux et l’outillage et veiller au respect des bonnes pratiques sur le chantier.
Le test fourni reflète cette diversité puisqu’il est organisé en quatre grandes parties : hydraulique, assainissement, génie civil et gestion de chantier.
L’hydraulique constitue la première partie de l’épreuve.
Le candidat doit notamment savoir définir une eau potable, connaître les méthodes de traitement de l’eau et comprendre le fonctionnement d’un réseau d’adduction.
Qu’est-ce qu’une eau potable ?
Une eau potable est une eau qui peut être consommée sans présenter de risque inacceptable pour la santé, conformément aux critères de qualité applicables.
Pour un professionnel de l’eau et de l’assainissement, il est important de comprendre que l’apparence d’une eau ne suffit pas à déterminer si elle est potable.
Le test demande notamment de citer plusieurs méthodes permettant de traiter l’eau.
L’adduction gravitaire
Une adduction gravitaire est un système dans lequel l’eau s’écoule naturellement grâce à la différence d’altitude entre la source et le point de distribution.
Le test demande également de connaître des notions techniques telles que la perte de charge, le brise-charge, le réservoir, le manchon, le réducteur, la vanne et le by-pass.
La perte de charge
La perte de charge correspond à la diminution de pression ou de charge hydraulique liée notamment aux frottements et aux obstacles rencontrés par l’eau dans une conduite.
C’est une notion importante lors du dimensionnement d’un réseau d’eau.
Le rôle d’un réservoir
Un réservoir peut notamment permettre de stocker l’eau, de réguler l’alimentation du réseau et de disposer d’une réserve avant la distribution.
Le test demande directement au candidat d’expliquer son rôle.
Le candidat doit également connaître les caractéristiques de plusieurs matériaux utilisés pour les conduites :
PVC, PEHD et fonte.
Pour chacun, il est utile de connaître les avantages, les limites, les conditions d’utilisation et les contraintes liées à la pose.
Le test demande explicitement de citer les avantages et les inconvénients de ces trois types de conduites.
Il est donc recommandé de ne pas apprendre uniquement le nom des matériaux. Il faut être capable de comparer leurs caractéristiques.
Une partie importante du test concerne le captage de source.
Le candidat doit connaître les grandes étapes de construction d’un captage, savoir mesurer le débit d’une source et comprendre la notion de mise en charge.
Il doit également comprendre pourquoi la conduite de trop-plein doit être correctement positionnée et quelles conséquences une mauvaise position peut avoir sur la source.
Après la construction d’un captage, la protection de l’ouvrage constitue également une étape importante. Le test demande au candidat d’expliquer ce qu’il faut faire pour protéger le captage et pourquoi.
Mesurer le débit d’une source
Le candidat doit savoir comment déterminer le débit d’une source.
Une méthode simple consiste à mesurer le volume d’eau recueilli pendant une durée connue.
La formule est :
Débit = Volume ÷ Temps
Par exemple, si l’on recueille 20 litres en 10 secondes :
20 ÷ 10 = 2 litres/seconde.
Il faut toutefois appliquer la méthode adaptée au contexte et aux caractéristiques de la source.
La qualité microbiologique de l’eau est également abordée.
Le test demande notamment quelles mesures prendre lorsqu’une eau de captage contient des coliformes fécaux au-dessus de la norme.
Le candidat doit comprendre qu’une contamination microbiologique nécessite d’identifier et de traiter le problème avant de considérer l’eau comme sûre pour la consommation.
La réponse doit prendre en compte le traitement approprié, la recherche de la source de contamination et la protection de l’ouvrage.
La deuxième partie du test porte sur l’assainissement.
Le candidat doit notamment connaître l’importance d’une bonne gestion des excrétas et de la mise en place et de l’utilisation correcte des latrines.
Une bonne gestion des excrétas contribue à réduire les risques de contamination de l’environnement et de transmission de maladies.
Le candidat doit également connaître les différents types de latrines.
Les ouvrages d’assainissement
Le test contient des questions techniques sur les dalles en béton armé utilisées dans certains ouvrages de latrines.
Il demande notamment l’épaisseur minimale d’une dalle de 1 m × 1,5 m et le diamètre du fer à béton à utiliser. Les valeurs proposées dans le document doivent être étudiées avec attention lors de la préparation au test.
La troisième partie porte sur le génie civil.
Le candidat doit connaître les dosages de béton et de mortier utilisés dans différents ouvrages.
Le document fournit notamment des indications concernant :
le béton d’un captage ;
le coulage d’une dalle ;
une chape de propreté ;
un mortier ;
un crépissage étanche.
Il faut donc être capable de comprendre ce que signifie un dosage exprimé en kg/m³.
Le test demande également à quoi servent les armatures dans un réservoir en béton armé et à quoi sert l’hydrofuge.
L’hydrofuge est utilisé pour améliorer certaines propriétés liées à l’étanchéité d’un matériau ou d’un ouvrage, selon le produit et son mode d’utilisation.
Le test demande également au candidat comment il est dosé. Le document fournit une indication spécifique à connaître pour cette épreuve.
Pour un test réel, il est important de suivre le dosage indiqué par le produit et les spécifications techniques de l’ouvrage plutôt que de généraliser une seule valeur à tous les produits.
La dernière partie du test concerne la gestion de chantier.
Le candidat doit connaître les rôles et responsabilités d’un chef de chantier ainsi que les différentes rubriques des documents de suivi.
Il faut notamment savoir suivre les consommations de matériaux et l’utilisation de l’outillage.
La gestion correcte des entrées et sorties de matériaux permet de mieux contrôler les stocks et de détecter les écarts.
Un bon candidat doit être rigoureux, car les travaux hydrauliques et de génie civil nécessitent de respecter des dimensions, des dosages et des procédures précises.
Il doit également être capable de contrôler la qualité des travaux, d’identifier les problèmes et de proposer des corrections.
La capacité à travailler avec les équipes de terrain est également importante. Un superviseur doit pouvoir expliquer les consignes aux ouvriers et suivre leur application.
Enfin, il faut être à l’aise avec les calculs techniques, les unités de mesure et la lecture des informations relatives aux ouvrages.
Le document ne précise pas de diplôme ou de formation obligatoire. Il serait donc incorrect d’en présenter un comme une exigence officielle sur la seule base de ce test.
Pour se préparer à ce type de poste, les formations ou connaissances suivantes peuvent toutefois être pertinentes :
hydraulique ;
eau, hygiène et assainissement (WASH) ;
génie civil ;
gestion de chantier ;
traitement de l’eau ;
topographie ;
gestion des réseaux d’adduction ;
construction d’ouvrages hydrauliques ;
santé publique et assainissement.
Une formation pratique sur les techniques de captage de sources et les réseaux d’adduction peut également être particulièrement utile.
L’épreuve dure 2 h 30.
Il faut donc gérer correctement son temps.
Commencez par les questions que vous maîtrisez le mieux. Le document lui-même indique aux candidats qu’ils peuvent passer à la question suivante lorsqu’un sujet leur pose des difficultés.
Pour les questions de calcul, écrivez la formule avant de faire le calcul.
Pour les questions techniques, donnez une définition courte puis expliquez le rôle ou le principe.
Enfin, révisez particulièrement les unités : litre, litre/seconde, kilogramme, kilogramme par mètre cube, centimètre et mètre.
Les questions suivantes constituent un exercice d’entraînement inspiré des thèmes du document fourni. Elles ne reproduisent pas le test original.
Question 1
Qu’est-ce qu’une eau potable ?
A. Une eau toujours transparente
B. Une eau pouvant être consommée sans présenter de risque inacceptable pour la santé selon les critères applicables
C. Une eau provenant obligatoirement d’une source naturelle
D. Une eau qui ne nécessite jamais de traitement
Question 2
Qu’est-ce qu’une adduction gravitaire ?
A. Une adduction fonctionnant uniquement avec une pompe
B. Une adduction dans laquelle l’eau s’écoule grâce à la gravité et à la différence d’altitude
C. Une adduction sans conduite
D. Une adduction utilisant uniquement un réservoir enterré
Question 3
La perte de charge dans une conduite correspond principalement :
A. À une augmentation automatique du débit
B. À une diminution de la charge hydraulique liée notamment aux frottements et aux obstacles
C. À une augmentation du diamètre de la conduite
D. À la quantité d’eau stockée dans un réservoir
Question 4
Quel est l’un des rôles principaux d’un réservoir d’eau ?
A. Stocker et réguler l’alimentation en eau
B. Éliminer tous les microbes sans traitement
C. Remplacer toutes les conduites
D. Mesurer automatiquement le débit d’une source
Question 5
Quelle formule permet de calculer le débit lorsqu’on connaît le volume recueilli et le temps ?
A. Débit = Temps × Volume
B. Débit = Volume ÷ Temps
C. Débit = Volume + Temps
D. Débit = Temps ÷ Volume
Question 6
Une source fournit 30 litres d’eau en 15 secondes. Quel est son débit ?
A. 0,5 L/s
B. 1 L/s
C. 2 L/s
D. 3 L/s
Question 7
Pourquoi faut-il protéger un captage de source après sa construction ?
A. Pour éviter notamment les risques de contamination et préserver l’ouvrage
B. Pour augmenter automatiquement le débit de la source
C. Pour supprimer le réservoir
D. Pour empêcher toute utilisation de l’eau
Question 8
Que signifie principalement FEFO dans la gestion des stocks ?
A. Le premier produit entré sort toujours en premier
B. Le produit dont la date d’expiration est la plus proche sort en premier
C. Tous les produits sortent simultanément
D. Les produits les plus lourds sortent en premier
Question 9
Pourquoi les latrines sont-elles importantes pour la santé publique ?
A. Elles permettent une meilleure gestion des excrétas et contribuent à réduire les risques de contamination
B. Elles servent uniquement à stocker l’eau
C. Elles remplacent les systèmes d’adduction
D. Elles servent à mesurer le débit d’une source
Question 10
À quoi servent les armatures dans un ouvrage en béton armé ?
A. À renforcer le béton et améliorer sa résistance aux efforts de traction
B. À rendre le béton liquide
C. À augmenter uniquement sa couleur
D. À remplacer le ciment
Question 11
Le dosage d’un béton exprimé en kg/m³ indique :
A. Le nombre de travailleurs présents sur le chantier
B. La quantité de ciment par mètre cube de béton, lorsque le dosage concerne le ciment
C. Le nombre de sacs disponibles sur le chantier
D. La hauteur du bâtiment
Question 12
Quel est l’un des rôles d’un chef de chantier ?
A. Superviser les travaux, les équipes, les matériaux et le respect des consignes
B. Travailler uniquement comme magasinier
C. Remplacer systématiquement le maître d’ouvrage
D. Ne faire aucun contrôle
Question 13
Pourquoi faut-il tenir un suivi des consommations de matériaux ?
A. Pour contrôler les quantités utilisées et comparer les consommations aux prévisions
B. Pour empêcher les ouvriers de travailler
C. Pour supprimer les stocks
D. Pour éviter les rapports de chantier
Question 14
Un ouvrage doit être construit dans une zone marécageuse. Quelle est la meilleure démarche ?
A. Construire immédiatement sans étude
B. Évaluer les caractéristiques du sol et adapter la conception ou les fondations aux contraintes du site
C. Ignorer la présence d’eau
D. Utiliser systématiquement moins de matériaux
Question 15
Un captage présente une contamination microbiologique. Quelle démarche est la plus appropriée ?
A. Distribuer l’eau sans contrôle
B. Identifier la cause de contamination, appliquer un traitement approprié et protéger la source
C. Modifier uniquement la couleur de l’eau
D. Augmenter simplement le débit
1. B — Une eau pouvant être consommée sans présenter de risque inacceptable pour la santé selon les critères applicables.
La potabilité repose sur des critères de qualité et ne peut pas être déterminée uniquement par l’apparence de l’eau.
2. B — Une adduction dans laquelle l’eau s’écoule grâce à la gravité et à la différence d’altitude.
C’est le principe d’une adduction gravitaire.
3. B — Une diminution de la charge hydraulique liée notamment aux frottements et aux obstacles.
Les pertes de charge doivent être prises en compte dans la conception et le fonctionnement d’un réseau.
4. A — Stocker et réguler l’alimentation en eau.
Le test demande directement au candidat de connaître le rôle du réservoir.
5. B — Débit = Volume ÷ Temps.
C’est la relation de base utilisée lorsqu’on mesure un volume pendant une durée déterminée.
6. C — 2 L/s.
30 ÷ 15 = 2 L/s.
7. A — Pour éviter notamment les risques de contamination et préserver l’ouvrage.
La protection du captage fait explicitement partie des connaissances évaluées dans le test.
8. B — Le produit dont la date d’expiration est la plus proche sort en premier.
FEFO signifie First Expired, First Out.
9. A — Elles permettent une meilleure gestion des excrétas et contribuent à réduire les risques de contamination.
Le test demande précisément l’importance de la bonne gestion des excrétas pour la santé publique.
10. A — À renforcer le béton et améliorer sa résistance aux efforts de traction.
Les armatures jouent un rôle essentiel dans le comportement structurel du béton armé.
11. B — La quantité de ciment par mètre cube de béton, lorsque le dosage concerne le ciment.
Le test utilise plusieurs dosages exprimés en kg/m³ dans sa partie génie civil.
12. A — Superviser les travaux, les équipes, les matériaux et le respect des consignes.
La gestion de chantier constitue une partie spécifique du test.
13. A — Pour contrôler les quantités utilisées et comparer les consommations aux prévisions.
Le suivi des consommations fait partie des documents de chantier mentionnés dans le test.
14. B — Évaluer les caractéristiques du sol et adapter la conception ou les fondations aux contraintes du site.
Le test demande précisément comment gérer la construction d’un ouvrage dans une zone marécageuse.
15. B — Identifier la cause de contamination, appliquer un traitement approprié et protéger la source.
Le test comporte une question spécifique sur la conduite à tenir lorsque les coliformes fécaux dépassent la norme.
13 à 15 bonnes réponses : excellent niveau. Vous avez de bonnes bases pour préparer un test de Superviseur Eau et Assainissement.
10 à 12 bonnes réponses : bon niveau. Quelques révisions techniques peuvent encore renforcer votre préparation.
7 à 9 bonnes réponses : niveau moyen. Revoyez principalement l’hydraulique, le captage et le génie civil.
0 à 6 bonnes réponses : préparation nécessaire. Reprenez les notions fondamentales avant de passer à des exercices plus complexes.




