Les élections à la Fédération congolaise de football association marquent un moment important pour le football congolais. Derrière les candidatures et les jeux d’influence, le processus suit des règles bien définies, pensées pour assurer un minimum d’équilibre entre les différentes composantes du football.
Véron Mosengo, Nonda, les candidats en lice
Neuf noms sont sur la ligne de départ pour briguer la présidence. Anciens joueurs, dirigeants des instances, tous les profils sont là ou presque :
Aziz Makukula
Jean Didier Masamba
Shabani Nonda
Max Mayaka
Kevin Issa
Bosco Mwehu
Patrice-Rainier Mangenda
Véron Mosengo
Jean-Claude Mukanya
La suite va se jouer à la commission électorale. Chaque dossier sera examiné avant la publication de la liste définitive.
Un corps électoral bien réparti
Le vote repose sur 64 électeurs issus de plusieurs branches du football congolais.
22 voix pour les ligues provinciales
12 voix pour les clubs de Ligue 1 et Ligue 2
2 voix pour les clubs de jeunes
3 voix pour le football féminin
11 voix pour les champions provinciaux
6 voix pour les ligues nationales, dont la Linafoot
Des représentants des entraîneurs, arbitres, médecins et anciens joueurs. L’idée est simple, donner une voix à chaque acteur du football.
Une étape de validation décisive
Avant le vote, tous les dossiers passent entre les mains de la commission électorale. Seuls les candidats validés peuvent continuer. En cas de contestation, des recours existent, parfois suivis de près par la FIFA.
Un vote sous contrôle
Le jour de l’assemblée, tout est encadré. Les électeurs sont identifiés, accrédités, puis appelés à voter à bulletin secret. Chacun choisit un seul candidat. Le principe est clair, limiter les pressions et laisser chacun décider librement.
33 voix, une majorité à atteindre
Pour être élu, il faut dépasser la barre des 50 %, soit au moins 33 voix.
Si aucun candidat n’y arrive au premier tour, un second tour est organisé entre les deux premiers. Cette fois, celui qui a le plus de voix l’emporte.
Entre règles et stratégies
Le dépouillement est public, sous supervision. Sur le papier, tout est transparent.
Dans la réalité, les alliances jouent un rôle clé. Les discussions en coulisses pèsent souvent autant que les votes eux-mêmes.
Un moment clé pour le football congolais
Ces élections ne servent pas seulement à choisir un président. Elles orientent l’avenir du football en RDC, sa gestion, son développement et son image. Le vote approche. Et avec lui, une nouvelle page à écrire.






