Alors que l’épidémie d’Ebola continue de se propager dans l’Est de la RDC, une hausse inquiétante des prix des matériels de prévention est enregistrée à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Cache-nez, masques et désinfectants coûtent désormais beaucoup plus cher qu’à l’accoutumée sur les marchés locaux.
Selon plusieurs sources locales, cette flambée complique les efforts de riposte, en particulier pour les familles vulnérables comme les déplacés de guerre et les ménages à faibles revenus.
Le cache-nez, vendu auparavant à 500 francs congolais, coûte désormais entre 1 000 et 1 500 francs congolais.
Les vidanges sont passées de 4 000 francs à près de 8 000 francs.
Pour de nombreux habitants, cette situation transforme la lutte contre Ebola en une opportunité commerciale pour certains vendeurs, au détriment de la santé publique.
Une mobilisation citoyenne
Malgré ces difficultés, de plus en plus d’habitants, écoles, églises et services publics se mobilisent pour se procurer ces matériels afin de prévenir la propagation de la maladie. On en trouve désormais presque partout à Bunia : à l’aéroport, devant certaines écoles, dans les services de l’État et aux abords des marchés.
Un habitant témoigne :
« Nous sommes surpris par cette maladie. Les cache-nez deviennent vraiment rares sur le marché. Celui que je porte, je l’ai acheté à 1 000 francs congolais, alors qu’auparavant il coûtait seulement 500 francs ».
A côté du masque et du désinfectant, un autre moyen de prévention est visible dans certains ménages : le dispositif de lavage des mains composé de eaux à robinet et de savon.






