Chaque année, le CICR accompagne environ 2.000 personnes dans son programme de réadaptation physique au Nord-Kivu, principalement des blessés de guerre amputés nécessitant des prothèses pour les bras ou les jambes. À Goma, ce travail est mené en partenariat avec le centre Shirika la Umoja, qui offre ces soins gratuitement.
Selon Alexandre Laouwayi, chef du programme au Nord‑Kivu, plusieurs obstacles entravent la prise en charge :
Manque de techniciens qualifiés pour fabriquer et ajuster les prothèses, Problèmes de liquidités liés à l’absence de banques et aux restrictions financières, Fermeture des axes routiers qui empêchent les bénéficiaires de rejoindre les centres, Impact des épidémies et des frontières fermées compliquant l’approvisionnement et la mobilité.
Pour pallier ces difficultés, le CICR finance des bourses de formation pour anciens de nouveaux techniciens orthoprothésistes, renforce son action dans la région de Beni, permettant aux bénéficiaires d’équipements de prothèses de les réparer ou d’entretenir sur place.
Il maintient également une prise en charge inclusive, incluant les civils, les militaires, les hommes et les enfants, dont environ 80 % sont directement liés au conflit.






