Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants vivent toujours avec les séquelles des bombardements et explosions qui ont frappé Goma en janvier 2025. Grâce au programme du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) destiné aux victimes de guerre, beaucoup ont obtenu de prothèses et ont continué leur rééducation au Centre pour handicapés Shirika la Umoja.
Parmi ces survivants figure Neema Balungwe Sylvie, mère de six enfants et désormais veuve. Elle a perdu son mari lorsque leur maison a été frappée par une bombe. Aujourd’hui, elle réapprend à marcher avec ses nouvelles prothèses :
« Avec ces prothèses, j’ai l’espoir que je vais pouvoir remarcher, reprendre ma vie d’avant et chercher à répondre aux besoins de mes enfants ».
Même si la douleur reste vive, cette aide rallume en elle une lueur d’espoir.
Sylvie rappelle que la guerre a bouleversé sa vie :
« Normalement, la guerre n’est pas bonne, elle n’est pas bonne du tout. Si aujourd’hui je n’ai plus mes deux jambes, c’est un accident lié à la guerre. Je suis veuve, c’est à cause de la guerre. Personne ne peut souhaiter la guerre parce qu’elle cause beaucoup de blessures. Ce que nous exigeons, c’est la paix ».
Elle appelle ceux qui font la guerre à trouver d’autres moyens de régler leurs conflits, conscients que même si la paix revient, la photo de sa famille ne pourra jamais être reconstituée.






