De violentes inondations frappent le territoire de Malemba Nkulu, dans la province du Haut-Lomami, depuis la fin du mois de mars, causant d’importants dégâts matériels et affectant des milliers d’habitants.
Dans une déclaration faite ce jeudi 16 avril à la Radio Okapi, la société civile locale tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités à une intervention urgente en faveur des sinistrés.
Des habitations et infrastructures englouties
Selon Claude Kyasangolo, coordonnateur territorial de la société civile, la montée des eaux du fleuve Congo et de plusieurs rivières a provoqué des inondations d’une ampleur inhabituelle.
À Malemba-Centre, les eaux ont débordé de plus d’un kilomètre de leur lit habituel, habitations submergées, écoles et églises. À Kabala, dans la chefferie de Nkulu, la crue a atteint près de 900 mètres, contraignant de nombreuses familles à fuir leurs domiciles.
La société civile rapporte également que les dégâts touchent également le secteur agricole, principal moyen de subsistance des populations locales. À Kayumba, dans le groupement Mwandwe, les eaux de la rivière Lufira ont ravagé des champs, notamment des plantations de canne à sucre.
Même constat à Museka, où la rivière Kalume Ngongo a détruit plusieurs cultures, aggravant la précarité des habitants.
Appel d’urgence
Face à l’ampleur des dégâts, la société civile se dit « choquée » par la situation et exhorte les autorités nationales et provinciales à agir rapidement.
« Nous exigeons à la Premier ministre, au gouverneur et à l’ensemble du gouvernement de se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés », a plaidé Claude Kyasangolo.
Sur place, l’administrateur du territoire a entamé des visites auprès des populations touchées, les appelants à garder courage, bien que les moyens d’intervention restent limités, ajoute cette structure citoyenne.
Au-delà des pertes matérielles, la situation fait craindre une crise sanitaire. La stagnation des eaux expose les populations à des maladies hydriques, déplore Claude Kyasangolo.






