Le mouvement citoyen Lutte contre les antivaleurs en RDC (MCLA-RDC) alerte sur la montée des actes de violence urbaine dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans un communiqué publié mardi 4 août 2026, la plateforme citoyenne fait état d’au moins quatre incidents armés enregistrés entre le 1er et le 4 août, ayant causé la mort de quatre personnes, plusieurs blessés et semé l’inquiétude parmi les habitants.
Selon le MCLA-RDC, ces événements traduisent une détérioration de la situation sécuritaire dans plusieurs quartiers de la ville, marquée notamment par des attaques ciblées et des actes de braquage.
Des attaques armées dans plusieurs quartiers
Le mouvement citoyen rapporte plusieurs faits enregistrés ces derniers jours.
Le 1er août, dans le quartier Kavimvira, une femme identifiée comme Aimée Vumilia, âgée de 31 ans et mère de cinq enfants, aurait été touchée par balle.
Le 2 août, dans le quartier Mulongwe-Kasenga, le corps sans vie d’un homme a été retrouvé dans la zone de Murambia.
Dans la nuit du 3 au 4 août, une fusillade a éclaté dans le quartier Kabindula aux environs de 21 heures. D’après le MCLA-RDC, deux jeunes ont été pris pour cible par des hommes armés qui tentaient de leur ravir leurs téléphones. L’un d’eux est mort sur place, tandis que le second, grièvement blessé, a été conduit dans une structure sanitaire pour des soins.
Face à cette série d’incidents, le mouvement citoyen appelle les autorités provinciales et les services de sécurité à renforcer les dispositifs de protection des populations.
Michael Kiza, responsable de la communication du MCLA-RDC, estime que la situation nécessite une intervention rapide des pouvoirs publics.
« Cette situation est inacceptable et appelle une réaction immédiate des autorités compétentes. La protection des personnes et de leurs biens est une obligation fondamentale de l’État », a-t-il déclaré.
Le mouvement plaide notamment pour la mise en place de patrouilles adaptées afin de prévenir de nouveaux actes criminels et restaurer le sentiment de sécurité auprès des habitants.
Les autorités de la ville n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces événements.






