Le spectre de la violence plane à nouveau sur le territoire de Djugu en province de l’Ituri. Depuis la soirée de dimanche 5 juillet, la présence signalée de nombreux éléments de la milice URDPC/CODECO suscite une vive psychose au sein de la population du village de Tsalaka. Selon le Parlement des jeunes de l’Ituri, qui s’appuie sur des témoignages locaux, ces hommes armés ont déjà ôté la vie à deux civils au cours de la nuit de dimanche à lundi dans la localité de Jojo. La structure des jeunes craint désormais de nouvelles attaques à grande échelle dans la région.
Les alertes concernant les déplacements de ces miliciens se sont multipliées depuis la semaine dernière. D’après les informations rapportées par des sources locales, ces combattants de la CODECO ont quitté leur bastion de Mbau pour faire mouvement vers le village de Tsalaka et ses zones environnantes. C’est au cours de ce déploiement qu’ils ont attaqué Jojo et tué deux civils.
Face à cette reprise des hostilités qui intervient après une période d’accalmie, le Parlement des jeunes de l’Ituri redoute que la région ne bascule à nouveau dans un engrenage de tueries de masse.
L’armée appelée à lancer une traque sans relâche
Devant l’imminence du danger, les leaders des jeunes demandent une réaction militaire vigoureuse. Gloire Abasi, président du Parlement des jeunes de l’Ituri, exhorte les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à se mettre en état d’alerte maximale pour protéger une population encore profondément marquée par les traumatismes des précédents massacres :
« L’Ituri n’est pas une boucherie humaine, aucune cause ne peut justifier que des vies humaines continuent d’être sacrifiées. Les Forces armées de la République démocratique du Congo, les FARDC, doivent poursuivre sans relâche la traque de tous les groupes armés et de tous les détenteurs illégaux d’armes. »
La population locale attend désormais un déploiement sécuritaire rapide pour sécuriser les villages menacés et stopper la progression des miliciens.






