Des militants, cadres et sympathisants de l’UDPS et de ses partis alliés ont marché, lundi 4 mai, à Kinshasa, pour exprimer leur soutien aux sanctions américaines prises à l’encontre de l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
A l’issue de cette manifestation, les protestataires ont déposé un mémorandum à l’ambassade des États‑Unis d’Amérique afin de remercier le président américain, Donald Trump, pour cette décision.
« Notre présence s’explique par le fait que le grand parti au pouvoir, l’UDPS, par l’entremise de son secrétaire général, Augustin Kabuya, a lancé un appel à l’endroit des membres du parti et des alliés. En tant qu’alliés de première heure, nous avons estimé qu’il était de notre devoir de répondre présent à cet appel », a déclaré Jean‑Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur du Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi.
Mbuji‑Mayi sur la même dynamique que Kinshasa
La même ambiance a été observée dans la ville de Mbuji‑Mayi, chef‑lieu de la province du Kasaï‑Oriental, où une marche populaire a été organisée. Le cortège est parti du rond‑point de l’Étoile pour chuter au gouvernorat de province.
Sur place, les manifestants ont remis un mémorandum au gouverneur de province, exprimant leurs revendications et leur position sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le président fédéral ad intérim de l’UDPS au Kasaï‑Oriental, Oferus Tshianyi, a salué l’implication du gouvernement américain dans les initiatives visant à ramener la paix dans la partie orientale du pays.
« Cette décision américaine envoie un message fort et clair à quiconque manquerait de loyauté envers l’État congolais, quel que soit l’endroit où il se trouverait. Par ricochet, nous demandons à l’administration américaine de soutenir le Gouvernement de la RDC dans la mise en place d’un tribunal pénal international qui jugera les crimes de génocide et le pillage de nos ressources minières », a‑t‑il déclaré.
Par ailleurs, l’UDPS souhaite que les 33 milliards de dollars attribués à l’ancien président Joseph Kabila, gelés par le Trésor américain, puissent servir à la réparation des dommages subis par les victimes de la guerre imposée dans l’Est de la RDC.
Satisfecit du Gouvernement
Fin avril, le gouvernement congolais avait salué les sanctions imposées par les États‑Unis à l’encontre de l’ancien chef de l’État.
Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises avaient qualifié cette décision de « pas important » dans la lutte contre l’impunité et la déstabilisation de la RDC, en particulier dans sa partie orientale.
Selon le gouvernement, ces sanctions visent une implication présumée de Joseph Kabila dans l’agression contre la RDC, attribuée aux forces rwandaises et à leurs alliés du M23/AFC. Kinshasa estime que cette mesure contribue à affaiblir les réseaux impliqués dans le conflit, notamment en limitant leurs capacités de financement et de soutien logistique.
Réaction de Joseph Kabila
Le même jour, l’ancien président de la République, Joseph Kabila, a rejeté les sanctions américaines prises à son encontre. Dans un communiqué rendu public jeudi 30 avril, son cabinet a qualifié cette décision d’« injustifiée » et de « politiquement motivée », dénonçant des accusations jugées non fondées.
Dans ce document, le président honoraire a exprimé son incompréhension face à des sanctions qu’il estime « étonnantes ». Il affirme qu’elles reposent sur des allégations non étayées par des preuves concrètes, notamment en ce qui concerne une implication présumée dans la déstabilisation du pays.





