Depuis ce week-end, la chanteuse Rebo Tchulo occupe l’actualité kinoise pour des raisons extra-musicales. Une vidéo virale montrant des scènes de violence dans sa résidence a déclenché une série de réactions en chaîne, mêlant faits divers, procédure judiciaire et rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux.
Les faits : Une vidéo de violence fait polémique
L’élément déclencheur est une séquence filmée par un voisin, montrant un homme victime de sévices physiques à l’intérieur de la propriété de l’artiste. Rapidement relayée, la vidéo a suscité l’indignation d’une partie de l’opinion publique, dénonçant un recours à la « justice privée ».
Toutefois, l’entourage de l’artiste a rapidement apporté une mise au point. Selon son assistant manager, Ezechiel Bwalo, la victime des violences ne serait pas un serveur, comme initialement annoncé, mais le chauffeur personnel de la chanteuse.
Ce dernier serait soupçonné du vol d’un sac contenant des objets de valeur (bijoux, téléphone de luxe, passeport et numéraire) lors d’un tournage sur le boulevard Tshatshi.
La question de l’implication militaire
L’autre point de crispation concerne la présence d’éléments militaires lors de l’interpellation du suspect. La défense de l’artiste soutient que cette intervention n’a pas été sollicitée par Rebo Tchulo elle-même, mais par le producteur du clip, qui aurait contacté un officier pour aider à localiser le fuyard.
C’est sur ce point précis que le dossier semble se corser sur le plan légal. Des informations persistantes, bien qu’encore non confirmées officiellement, indiquent que le Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Gombe s’intéresserait de près au dossier pour déterminer les conditions de l’usage de la force publique dans ce différend privé.
Un climat de rumeurs généralisées
Au-delà de l’incident domestique, Rebo Tchulo doit faire face à une pression médiatique accrue. Sur la toile, une autre polémique tente de lier l’artiste à une autorité ministérielle, suggérant une protection dont elle bénéficierait. Ces allégations, dépourvues de preuves tangibles à ce stade, alimentent néanmoins les débats dans les cercles de la capitale.
Pour l’heure, l’artiste ne s’est pas exprimée personnellement. Cette affaire, qui mêle insécurité domestique et gestion de l’image publique, place la « Queen » sous les projecteurs d’une actualité dont elle se serait sans doute bien passée.
La rédaction






