La recrudescence du banditisme urbain inquiète de plus en plus les habitants de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Des jeunes délinquants regroupés au sein de gangs appelés « Biongozi » sont accusés de multiplier les actes de violence, les vols et les destructions dans plusieurs quartiers de la ville.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces groupes imposent leur présence dans différents quartiers, notamment Kapata, Musonoie, Tshabula, Kanina, Hewa Bora, Sabat, Cinq Ans ainsi que dans la cité Gécamines. Les habitants affirment que ces jeunes opèrent généralement en bandes et agissent principalement à la faveur de la nuit.
Les « Biongozi » sont notamment accusés de commettre des actes de vandalisme, de saccager des habitations et des boutiques, voire d’y mettre le feu. Plusieurs sources locales rapportent également des cas de vols et d’agressions visant les riverains. Ces groupes se déplaceraient souvent munis d’armes blanches.
Vendredi dernier, plusieurs habitations du quartier Tshabula ont été la cible de cambriolages attribués à ces gangs. Une victime raconte avoir tout perdu après le passage des assaillants.
« Je suis allé au travail et je n’ai rien trouvé dans ma maison qui a été visitée par des bandits. Je ne suis pas un chegué mais regardez comment ils ont abîmé ma maison. Je suis un responsable, je vais dormir où ? Le poste téléviseur, les chaises, les habits, la mousse… tout a été emporté », témoigne-t-il.
Face à cette situation, de nombreux habitants appellent les autorités à renforcer les mesures de sécurité afin de restaurer la paix dans les quartiers touchés.
Contactées par Radio Okapi, les autorités de Kolwezi n’ont pas réagi à ces accusations. Toutefois, les forces de sécurité poursuivent des opérations de traque contre les membres présumés de ces gangs.
Malgré ces interventions, plusieurs sources locales estiment que le phénomène continue de prendre de l’ampleur dans les quartiers périphériques de la ville. Selon ces mêmes sources, les « Biongozi », un terme swahili signifiant « guides » ou « chefs de file », seraient en majorité des creuseurs artisanaux organisés en bandes.





