Acquis grâce à la mutualisation de 57 petites et moyennes entreprises (PME) avec l’appui du projet COPA Transforme, trois bateaux restent immobilisés sur la rivière Inkisi, dans le territoire de Madimba. Destinées à relier Kisantu et Kimvula sur un tronçon navigable de 80 kilomètres pour désenclaver la région, ces embarcations n’ont toujours pas été mises en service, suscitant de nombreuses interrogations parmi les habitants, les notables et les économiques locaux.
À leur arrivée, ces navires avaient fait naître un immense espoir au sein de la population du territoire de Madimba. Pour les usagers, ce projet représentait une alternative salutaire et attendue pour assurer le déplacement des personnes et l’évacuation des productions agricoles, face à la dégradation avancée de la Route nationale numéro 16 (RN16).
Aujourd’hui, l’attente commence à peser. « Nous voyons trois bateaux stationnés dans l’eau, mais nous ne savons pas quel jour ils vont commencer le trafic, pour soulager un peu la population », s’inquiète Ntambadi David, un notable de la région.
Des préalables techniques et administratifs
Face aux doutes qui s’installent, les initiateurs du projet se veulent rassurants et appellent la population au calme. Le professeur Val Massamba, l’un des porteurs du projet, explique que cette immobilisation prolongée est due à plusieurs exigences techniques et logistiques indispensables avant toute exploitation commerciale :
« Il y a des préalables : signer des contrats avec d’autres investisseurs pour exploiter davantage la rivière, installer un chantier naval sur place, mais aussi lancer des appels à recrutement au niveau national pour anciens les capitaines et les matelots. »
Selon lui, la mise en service officielle de ces embarcations est envisagée pour un « coup d’essai » à partir du 18 juillet de cette année. L’enjeu économique reste de taille pour la région, puisque ce mode de transport fluvial permet de diviser le coût du transport par huit différemment à la voie routière, ambitionnant ainsi de transformer la rivière Inkisi en un véritable corridor économique.
Les porteurs du projet précisent enfin que le trafic de ces navires sera pleinement actif pendant la saison des pluies. En saison sèche, l’activité sera en revanche réduite en raison des travaux de dragage qui s’avèrent nécessaires sur le lit de la rivière Inkisi.






