Plus de 9 700 enseignants de la sous-division Kwilu 3, dans le nord du territoire d’Idiofa, menacent de cesser toute activité d’ici sept jours si leur salaire d’octobre 2025 n’est pas versé. Réunis en assemblée générale extraordinaire ce mercredi à Dibaya-Lubwe, ces professionnels de l’éducation dénoncent un « silence de cimetière » de la part de leur agence bancaire.
Les enseignants de cette zone scolaire s’estiment victimes d’un traitement discriminatoire. Alors que leurs collègues de la ville d’Idiofa, payés par la même banque (Afriland First Bank) et figurant sur le même fichier de paie, ont perçu leurs émoluments depuis le mois dernier, les zones rurales du nord restent délaissées.
Une détresse sociale qui dure depuis six mois
L’intersyndicale Kwilu 3 souligne que 9 715 enseignants sont actuellement « abandonnés à leur triste sort », sans aucune explication sur la disparition de leur salaire du mois d’octobre. Cette situation affecte particulièrement la sous-division de Dibaya-Lubwe.
« Comment expliquer que dans une même province éducative, les enseignants qui sont payés par la même banque et dans un même fichier de paie soient traités différemment ? », s’interroge Willy Miaba Riza, secrétaire de la Confédération syndicale du Congo.
Appel à l’intervention du chef de l’État
Face à l’impasse, les syndicalistes sollicitent l’implication personnelle du Président de la République pour débloquer la situation. Ils exigent que la lumière soit faite sur la destination de ces fonds.
Faute d’une solution concrète dans un délai de sept jours, les enseignants ont annoncé le déclenchement d’une grève sèche sur toute l’étendue du nord d’Idiofa.





