L’Hôpital général de référence de Beni, au Nord-Kivu, dispose désormais d’un bâtiment équipé pour la prise en charge des détenus malades.
Financée à hauteur de 50 000 dollars américains par la MONUSCO, cette infrastructure vise à résoudre les difficultés de suivi médical et de sécurité des prisonniers transférés dans cette structure sanitaire.
Une séparation homme-femme et des équipements adaptés
Exécuté dans le cadre des projets à impact rapide de la mission onusienne, l’ouvrage est initié par sa Section d’appui à l’administration pénitentiaire. Le bâtiment dispose d’une capacité de 23 lits, répartis dans deux pavillons distincts pour séparer les hommes et les femmes.
La MONUSCO dote également la structure de matelas, de couvertures et d’installations hygiéniques adaptées. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée en présence des autorités sanitaires et pénitentiaires locales.
Amélioration des soins et réduction du risque d’évasion
Ce projet intervient alors que la prison urbaine de Beni enregistre des décès réguliers parmi les détenus, faute de prise en charge médicale appropriée. Au-delà de l’aspect purement sanitaire, ce pavillon sécurisé permet de pallier les problèmes de surveillance et de prévenir le risque d’évasion lors des hospitalisations.
« Ce bâtiment vient résoudre un problème réel. Les détenus connaissaient de sérieux problèmes de suivi, de soins et même d’évasion. Ce bâtiment va permettre de résoudre plusieurs difficultés. D’abord sur le plan des soins : les détenus vont désormais bénéficier de soins de qualité. Ensuite sur le plan de la sécurité, parce qu’au-delà des soins, nous avions aussi un sérieux problème de garde et de protection. Au personnel soignant, nous demandons d’assurer un service de qualité. Et au personnel pénitentiaire, chacun doit accomplir sa mission avec responsabilité », déclare le chef de la Division provinciale de la Justice, Patrick Mukendi.






