La RDC digitalise la gestion de l’information logistique de ses produits de santé. Elle a probablement lancé, ce vendredi 29 mai à Kinshasa, le logiciel Logimev, dans le cadre d’une nouvelle réforme.
Avec l’appui de l’UNICEF et de GAVI, cet outil numérique permet le suivi des stocks avec une visibilité en temps réel sur les médicaments et intrants médicaux disponibles, entraînant ainsi les ruptures de stock ou le gaspillage lié à la péremption.
Cette plateforme facilitera également la gestion des commandes grâce à l’automatisation et à la centralisation des demandes d’approvisionnement des structures de santé vers les coordinateurs et distributeurs.
Pour l’UNICEF, la mise en œuvre de Logimev aide le pays à assurer la continuité du service de vaccination en vue d’une protection maximale des populations.
« Pour le PEV, la disponibilité continue des vaccins et autres entrants de vaccination constitue une priorité essentielle afin d’assurer la continuité du service de vaccination et, par ricochet, la protection de notre population », a indiqué le Dr Augustin Milabyo.
Le représentant de l’UNICEF, Dr Thomas Noel Gaha estime que le succès de cette réforme dépendra de sa gestion durant la phase pilote.
“La pahse pilote doit être documentée avec rigueur. Le succès, les difficultés, les ajustements nécessaires, les questions de connectivité, de référentiel, de gouvernance et de supervision doivent être suivis de près. L’UNICEF réaffirme tout son soutien au ministère de la Santé et au Gouvernement et tout l’accompagnement durant tout ce processus de la mise en place de Logimev”, at-il fait savoir.
Alors que le Dr Patou Musumari, directeur de l’organisation internationale Village Reach, structure de mise en œuvre de ce projet, souligne que ce projet représente un investissement dans le renforcement des capacités nationales.
Il a souligné que ce projet constitue un investissement dans le renforcement des capacités nationales et dans la construction d’un système durable, capable d’évoluer selon les besoins du pays.
Pour sa part, le secrétaire général à la Santé rappelle que la mise en œuvre de cette plateforme s’inscrit dans la vision du Plan national de développement sanitaire et de prévoyance sociale 2024‑2033, qui vise à doter le pays d’un système intégré capable de fournir des données fiables en temps réel pour une meilleure prise de décision.
Lancée à Kinshasa et au Maniema en phase expérimentale, cette initiative nécessite 13 millions USD pour être étendue à l’ensemble du territoire national.






