Environ plus de 73 000 personnes déplacées du site de la plaine de Savo (Djugu) reçoivent depuis mardi 05 mars une assistance alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM). Cependant, malgré cette aide, leur situation reste préoccupante, a noté le coordonnateur humanitaire, Bruno Lemarquis.
Selon les sources locales, la majorité de ces déplacés passe la nuit à la belle étoile, tandis que l’accès aux soins médicaux et à l’eau potable demeure insuffisant.
Une aide alimentaire attendue depuis six mois
Depuis mardi, ces personnes bénéficient d’une assistance alimentaire du PAM. Au total, 625 tonnes de vivres doivent être distribuées. Une aide intervient après près de six mois sans soutien alimentaire régulier.
Les bénéficiaires expriment leur soulagement face à cette assistance longtemps attendue.
« Nous exprimons notre gratitude pour cette aide, car la population souffre énormément. Il n’y a pas de nourriture et nous n’avons pas accès aux champs. Des personnes meurent de faim », témoigne un déplacé.
Des conditions de vie toujours alarmantes
Malgré cette intervention, la situation humanitaire demeure préoccupante. La majorité des déplacés passe la nuit à la belle étoile, faute d’abris.
L’accès à l’eau potable et aux soins médicaux reste insuffisant, exposant particulièrement les enfants à des risques de malnutrition.
Selon des sources humanitaires, entre deux et cinq décès sont enregistrés chaque jour sur le site, notamment en raison de la faim et de l’impossibilité d’accéder aux champs, liée aux opérations militaires dans la zone.
Pour sa part, Bruno Lemarquis, a également rappelé l’ampleur de la crise. Selon lui, le site est passé d’environ 21 000 déplacés en juillet 2024 à plus de 73 000 aujourd’hui. Face aux contraintes financières, il a insisté sur la nécessité d’un retour à la paix, seule solution durable pour permettre aux déplacés de regagner leurs localités d’origine.
Par ailleurs, plusieurs organisations, dont Médecins sans frontières et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), apportent une assistance médicale et de l’eau potable. Cependant, les besoins restent largement supérieurs aux moyens disponibles.






