Une dizaine de pêcheurs sont détenus depuis plusieurs jours avec leurs pirogues et matériels de pêche à la sous-station de Chaandiro, sur les rives du lac Édouard, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. La société civile de Kasindi-Port demande leur libération et appelle à préserver le dialogue entre les communautés de pêcheurs et les services de conservation.
Le vendredi 7 août, la selon la société civile locale a rapporté que ces pêcheurs ont été interpellés la semaine dernière par les agents de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Leurs embarcations et équipements de pêche ont également été saisis et conduits à la sous-station de Chaandiro.
Les responsables de cette structure citoyenne disent craindre que cette situation ne détériore davantage les relations entre les pêcheurs riverains du lac Édouard et les services chargés de la conservation.
Contactés, les responsables de l’ICCN ont indiqué qu’ils se prononceraient sur ce dossier dans les prochaines heures.
Un précédent avec une quarantaine de pêcheurs
Cette nouvelle détention intervient quelques mois après l’interpellation d’une quarantaine de pêcheurs sur le lac Édouard par les écogardes du Parc national des Virunga.
Ces derniers étaient accusés d’avoir exercé leurs activités dans des zones de frayère protégées. Plusieurs pirogues et équipements avaient alors été saisis et transférés à Chaandiro, avant qu’une partie ne soit acheminée vers Nyakakoma.
La société civile affirme que les pêcheurs interpellés à cette occasion avaient finalement recouvré leur liberté après le paiement d’amendes. Toutefois, une partie de leurs matériels de pêche n’aurait toujours pas été restituée.
La société civile appelle au dialogue
Face à ces situations répétées, les acteurs de la société civile demandent aux autorités de s’impliquer davantage afin de trouver une solution au différend.
Ils plaident notamment pour la libération des équipements encore retenus et pour un renforcement de la réglementation de la pêche, ainsi que des mesures visant à améliorer la sécurité des pêcheurs sur le lac Édouard.
La société civile estime que le dialogue entre les communautés riveraines et l’ICCN reste essentiel pour préserver un climat de confiance et favoriser le respect des règles de conservation.





