Revue de presse de ce lundi 20 juillet
À la Une des journaux parus ce lundi matin : le dialogue national inclusif annoncé par le Chef de l’État
Rapportant le dialogue national inclusif annoncé, vendredi 17 juillet, par le Chef de l’État aux chefs des confessions religieuses, La Tempête des Tropiques met en lumière les incertitudes et les divergences qui entourent cette initiative. Le journal souligne que Kinshasa exige, comme préalablement selon le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, la condamnation ouverte de l’agression rwandaise pour prendre part aux discussions. Un critère qui risque d’écarter l’ancien président Joseph Kabila ainsi que les dirigeants de l’AFC/M23.
Pour Le Phare, alors qu’une partie de l’opposition armée et des observateurs préconisent une table ronde réunissant tous les partis, le gouvernement, par la voix de Patrick Muyaya, recadre les termes du débat. Le pouvoir a établi des « lignes rouges » excluant d’office les mouvements rebelles (AFC/M23) et leurs alliés, ainsi que les personnalités condamnées pour haute trahison ou crimes de guerre, telles que Joseph Kabila ou Corneille Nangaa.
EcoNews, pour sa part, décrypte les conditions de réussite de ce forum et s’interroge sur la portée réelle du terme « inclusif ». Il analyse notamment les contraintes du choix du lieu des négociations, évoquant l’hypothèse d’une délocalisation à Luanda, en Angola, pour garantir la sécurité de tous les participants et faciliter l’inclusion de l’opposition et des acteurs en exil.
De son côté, le journal en ligne Actualite.cd relaye la position de la coalition C64. Le titre média : « Dialogue national : le point qui doit d’abord nous unir, c’est l’unicité de nos vues contre le M23 ». L’article rapporte la réaction positive de cette plateforme d’opposition à l’annonce du dialogue, tout en insistant sur la nécessité de faire de la lutte contre la rébellion et l’agression extérieure le préalable absolu à toute discussion politique.
Sur la même question, 7sur7.cd a rencontré en avant les appels à la cohésion nationale et à la responsabilité des acteurs politiques face à la crise.
Et pendant que « Kinshasa palabre, l’Est saigne : l’illusion du dialogue face à l’industrie de la guerre », écrit Le Potentiel. Dans une tribune d’opinion, le quotidien rapporte un scepticisme quant à la capacité d’un nouvel accord politique à résoudre la crise sécuritaire tant que les structures économiques de la guerre persistent dans la région.
Enfin, Congo Nouveau consacre une analyse approfondie au risque de « glissement » du calendrier électoral. À moins de deux ans de l’échéance de 2028, le journal s’interroge : ce dialogue prépare-t-il la paix ou une période de transition prolongée sous prétexte de la situation de guerre ? L’éventualité d’une révision constitutionnelle débattue lors de ce forum suscite l’inquiétude des opposants, qui y voient une manœuvre institutionnelle.






