Le Directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Christophe Lecourtier, a entamé sa mission officielle en RDC, mardi 14 juillet, par une visite de travail à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), scellée par l’annonce de la construction d’un nouveau bâtiment administratif à Kinshasa. Ce déploiement stratégique s’appuie sur le portefeuille global de l’AFD en République démocratique du Congo, qui s’élève désormais à plus de 700 millions d’euros répartis sur 35 projets actifs, visant à consolider la formation médicale et la riposte aux épidémies.
Accueilli par le Professeur Jean-Jacques Muyembe, Directeur général de l’INRB, le chef de l’AFD a choisi cet établissement de référence alors même que le pays fait face à une nouvelle résurgence du virus Ebola. Pour le Professeur Muyembe, ce partenariat historique porte ses fruits de manière concrète à travers la spécialisation du corps scientifique congolais :
« La première contribution, c’est d’abord la formation. Ceux qui sont sur le terrain là-bas, le professeur Placide, il a fait sa thèse à Montpellier, en France. Le professeur Ahuka, qui vient d’être nommé Incident Manager, il a fait aussi sa thèse à Montpellier ».
La RDC, « sentinelle sanitaire » de l’Europe et du monde
De son côté, Christophe Lecourtier a salué l’excellence et l’abnégation des chercheurs locaux, dont les travaux en laboratoire dépassent largement les frontières de l’Afrique centrale pour s’inscrire dans une dynamique de sécurité globale :
« J’ai plein de gratitude pour le centre de recherche que vous constituez, avec la qualité des professeurs que vous avez pu rassembler. Et ce rôle de sentinelle, évidemment, vous le jouez finalement pour nous tous, pour l’Europe aussi ».
Grâce à ce financement d’envergure et la modernisation des infrastructures de l’INRB, la coopération franco-congolaise réaffirme sa volonté de pérenniser le transfert de technologies et de maintenir Kinshasa aux avant-postes de la sécurité sanitaire mondiale.






